Charles Lejeune : coup de projecteur sur un coup de coeur

charleslejeuneAvant de poser quelques questions à la personne que je souhaite vous faire découvrir, je vous propose de lire ce qu’Alexis De Boe, secrétaire politique d’Ecolo Watermael-Boitsfort, dit de lui. Aujourd’hui, nous partons à la découverte de Charles Lejeune, 11e sur la liste Ecolo à la Région de Bruxelles-Capitale.

« Depuis 35 ans, le parcours professionnel et l’engagement associatif de Charles dans les domaines de l’action sociale, de la santé, de l’aide à la jeunesse et de l’insertion socio-professionnelle le confrontent quotidiennement au développement de la précarité et de la dualisation sociale à Bruxelles.

Son engagement politique sur la liste Ecolo pour ces élections régionales est un prolongement naturel de ses engagements passés et présents. Ses nombreux contacts avec les responsables politiques lui ont fait prendre conscience des contraintes, notamment budgétaires, mais ils ont aussi renforcé sa conviction que la politique permet toujours des choix et que des politiques concrètes en faveur de tous sont conciliables avec une attention particulière aux personnes les moins favorisées.

Ceux qui ont l’occasion et le plaisir de refaire le monde (qui en a bien besoin) avec Charles autour d’un verre savent combien c’est enrichissant et enthousiasmant; parce que parler de politique, au sens le plus noble du terme, c’est déjà un moyen de se l’approprier.
En soutenant sa candidature, vous pouvez faire en sorte que cet observateur averti du monde politique puisse en devenir un acteur engagé et volontariste! » par Alexis De Boe, Secrétaire politique d’ECOLO Watermael-Boitsfort.

Charles et moi ne nous connaissons pas bien, nous nous découvrons. Et ma foi, j’apprécie beaucoup cela !

Charles, tu as un passé et un présent de personne très active et engagée. Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de faire de la politique ? Pourquoi avoir choisi Ecolo ?

L’horizon du travail social concerne toujours la politique. Je milite depuis longtemps dans l’associatif. Sur des causes diverses qui vont de la réduction des risques à la lutte contre les inégalités sociales en passant, plus récemment, par la résistance aux mesures qui frappent les chômeurs. J’ai vécu le passage de la fin de l’état Providence au passage à l’Etat social actif qui, souvent, reporte sur l’individu la responsabilité de « faire sa place » dans une jungle économique et sociale. Le contexte politique général a progressivement glissé vers la droite au cours des 20 dernières années : Le jeu de la mise en concurrence entre tous, pays, entreprises et individus, et de la marchandisation tous azimuts, promu par les logiques néo-libérales qui pilotent les cénacles européens, renforce les forts, et fragilise les moins privilégiés. Mon arrivée à Ecolo s’est faite progressivement. Ce qui me plaît dans ce mouvement politique ? Principalement trois choses : 1. La volonté de transformer le rapport de l’homme au monde, en conciliant des objectifs de lutte contre les inégalités et de transition écologique. Cette société qui produit burnout chez ceux qui bossent et exclusion de celles et ceux et ceux qui n’ont pas accès à un emploi de qualité va dans le mur : la perte de sens s’ajoute aux inégalités de toutes sortes et aux désastres environnementaux. Le projet porté par l’Ecologie politique propose un horizon qui tente de répondre pas à pas aux défis de l’époque. 2. Ecolo fait de la politique « autrement ». Pas seulement dans les mots mais dans les faits. Je suis très attentif aux avancées en matière de cumul des mandats, de respect de la parité homme-femme et de démocratie interne. 3. Ecolo est à la recherche d’un équilibre nouveau entre l’action publique et l’initiative citoyenne. Avec notre parti, les réponses politiques se co-construisent avec le terrain : c’est également une manière singulièrement créative de redessiner le rôle de l’état, de penser la construction des réponses aux défis d’aujourd’hui en s’inspirant de ce que les acteurs de terrain mettent en place au jour le jour sur des thématiques aussi variées que l’alimentation, la mobilité et le logement par exemple. L’idée n’est pas de prôner moins d’Etat, mais un rapport plus émancipateur et plus responsable entre ETAT et citoyens.

Alexis l’a écrit, l’action sociale, la santé, l’aide à la jeunesse encore l’insertion socio-professionnelle sont des thématiques qui te sont chères. Si tu es élu le 25 mai prochain, est-ce que ces dossiers auront aussi ta préférence ? (ça sent que j’espère un oui ?;)

En région bruxelloise, la question de l’accès à l’emploi des jeunes est centrale. Certains quartiers populaires voient plus de 50 % de leurs jeunes sans job et sans perspectives.C’est un aller simple vers la délinquance et les problémes de santé mentale. Cela me désole mais cela me motive aussi, si je suis élu, à mettre le paquet sur cet objectif. Cela passe à la fois par la lutte renforcée contre les discriminations, le développement des alliances emploi-environnement dans différentes filières d’emplois durables et locaux, la mise en place du contrat jeune, une mesure phare du programme d’ECOLO. Rêvons un peu : le coût des intérêts notionnels est de 20 milliards d’euros par an, sans retombée réelle sur l’emploi : supprimons- les et, avec cet argent offert essentiellement non pas aux entreprises mais aux actionnaires, réhabilitons des politiques keynésiennes dignes de ce nom. Une décison volontariste de ce type aurait deux effets : créer des dizaines de milliers d’emploi et légitimer l’action publique qui en a bien besoin. Ce serait, entre parenthèses, une manière de ne pas laisser à la gauche de la gauche le monopole des approches volontaristes en la matière. Et ces investissements publics devraint être promus dans l’esprit des alliances emploi environnement que j’évoque plus haut et qu’ECOLO a mis en place : une logique de dialogue systématique entre tous les acteurs concernés par la mise en place des nouvelles filières économiques, partenaires sociaux, secteurs de la fomation, entreprises, enseignement, milieux associatifs concernés.Une forme de nouvau contrat social à la mesure des enjeux actuels de l’emploi et de l’évolution démographique.

Si tu devais retenir deux priorités du programme d’Ecolo pour Bruxelles qui te tiennent à coeur, pour ces élections, quelles seraient-elles ? Peux-tu développer en quelques mots ?

En matière de logement, différentes mesures mises en place par Christos Doulkeridis doivent être développées et renforcées : remettre sur le marché les logements vides est enfin devenu, grâce à nous, une réelle priorité. J’apprécie aussi qu’Ecolo se batte pour favoriser l’accès à chacun à la propriété privée. Le logement social doit bien entendu être rénové et renforcé. Ecolo prévoit 20 % de logements sociaux par entité communale -on en est loin – mais nous mettons également l’accent sur la rénovation de l’existant : 90 % du parc locatif actuel est inscrit dans un plan de rénovation : l’effort a été gigantesque en 5 ans. Et si tous les fruits sont loin d’être récoltés il faut garder le cap et renforcer ces approches multiples et complémentaires chères à Ecolo !

Un espoir pour l’après 25 mai ?

Participer à une majorité progressiste à la Région avec un parti ECOLO renforcé. Et continuer à y travailler avec ma co-listière Sandrine Couturier, 10ème sur la liste régionale !

Un message à faire passer via ce blog ?

Je comprends toutes celles et ceux qui, déçus par la lenteur de nos avancées, sont tentés par un vote sanction. Je leur dis ceci : les militants d’ECOLO ont entendu ce message, et ils en perçoivent le sens. Je suis cependant convaincu qu’aujourd’hui ce ne sont pas de nouvelles divisions dont nous avons besoin à gauche mais d’un renforcement de l’écologie politique à tous les niveaux de pouvoir. Ecolo a prouvé, certes de manière perfectible, sa capacité d’agir concrètement pour une transformation progressive et durable. Si les résultats de son action sont insuffisants, ils constituent cependant les premiers jalons d’un projet dont nos sociétés ont plus que jamais besoin !

Merci beaucoup Charles d’avoir accepté ce billet et ces questions ! Je te souhaite le meilleur pour le 25 mai et je m’autorise à nous souhaiter de poursuivre notre découverte mutuelle.

Retrouvez tout l’actualité de Charles Lejeune, 11e effectif à la Région à Bruxelles sur Facebook. :

Je vous invite également à consulter le programme Ecolo et à visiter le site de campagne d’Ecolo-Bruxelles (priorités, candidat-e-s…).

Retrouvez les autres coups de coeur :

– Zakia Khattabi, tête de liste à la Chambre.
– Audrey Lhoest, 16e effective à la Région.
– Mohssin El Ghabri, 13e effectif à la Région.
– Michaël Maira, 4e effectif à la Chambre.
– Benoit Hellings, 2e effectif à la Chambre.
– Catherine Morenville, 14e effective à la Région.
– Martine Cornil, 9e suppléante à la Région.
– Caroline Saal, 2e suppléante à l’Europe.
– Mustapha Chairi, 5e suppléant à la Chambre.
Hajib El Hajjaji, 2e suppléant à l’Europe.
Sandrine Couturier, 10e à la Région.

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Sandrine Couturier : coup de projecteur sur un coup de cœur

sandrineQuel plaisir pour moi que de pouvoir vous présenter Sandrine Couturier, 10e sur la liste Ecolo à la Région bruxelloise. Des liens forts se sont tissés entre nous depuis quelques années. Des liens solides, que même nos différences de point de vue (oui nous en avons parfois) n’entament pas mais renforcent.

C’est lors de mon passage dans le groupe moteur de la locale Ecolo d’Ixelles que j’ai fait la connaissance de Sandrine. C’était vers 2007 je pense. Elle était alors employée à la Régionale bruxelloise du parti. Et je représentais la locale d’Ixelles au sein de la coordination des locales. On s’est très vite bien entendu, comme avec Sarah Turine, secrétaire régionale.

En 2009, alors qu’il fallait une nouvelle équipe au secrétariat régional, Sandrine m’a appelé, un jour en fin de journée. Elle m’a dit que Sarah et elle voulaient me voir rapidement, car elles souhaitaient me proposer de faire équipe avec elles. J’ai cru à une blague. Le soir, nous nous sommes retrouvés tous les trois autour d’un spaghetti au Metteko, j’étais toujours persuadé qu’elles plaisantaient. Mais il n’en était rien et quelques semaines plus tard, l’assemblée générale nous élisait secrétaires régionaux. Sarah dans le rôle de secrétaire politique, Sandrine dans celui de permanente, et moi dans celui de bénévole.

Sarah et Sandrine m’ont appris beaucoup de choses, sur la politique bruxelloise, sur le fonctionnement du parti. Elles m’ont ouvert des portes en interne, fait rencontrer pas mal de gens. Jusqu’en janvier 2013, nous avons partagé des moments difficiles parfois, mais surtout de bons moments. Politiquement, amicalement, et aussi avec l’équipe de la régionale.

Aujourd’hui, je ressens chez Sandrine – qui a un passé important dans l’ombre au sein du parti – une envie de franchir le pas : celui d’être élue, de devenir députée bruxelloise.

Sandrine, c’est la première fois que je ressens chez toi l’envie d’être élue au parlement bruxellois. La 10e place, c’est un beau combat. Je me trompe ?

Effectivement, c’est un beau combat. Et surtout une belle marque de confiance des militants qui me l’ont confiée. Je l’ai prise comme un encouragement et un espoir.
J’avais annoncé mon envie de contribuer à la construction de notre projet par un engagement et un travail tournés vers la société. Si je sollicite un mandat de parlementaire, c’est pour pouvoir me saisir de dossiers politiques, les travailler en profondeur et imaginer des solutions au regard des enjeux et problèmes qu’ils posent. Ce travail, je veux le mener en collaboration avec la société civile et les acteurs régionaux en les écoutant et en appréciant nos analyses et propositions au travers du prisme de leur réalité.

Le projet que je défends est celui d’une ville qui contribue à réduire les inégalités et à améliorer la qualité de notre environnement. Le défi est de taille et il ne suffira pas d’un claquement de doigts pour le relever mais je ne crois pas à la fatalité.

Quelles sont les matières qui t’attirent particulièrement ? Ton investissement au sein de l’Arau me laisse penser que tu as un faible pour l’aménagement du territoire… Mais sans doute, pas que ça ?

Les thématiques qui me font bouger sont, comme tu le dis, en lien avec mon engagement à l’Arau (Atelier de Recherche et d’Action Urbaines), à savoir l’aménagement du territoire, la mobilité, le logement. Ce qui m’intéresse, c’est de déceler si l’organisation spatiale des activités se fait au bénéfice de la justice sociale ou pas.

A titre plus personnel et de par mon expérience de vie, je suis aussi sensible à la question de l’égalité entre les femmes et les hommes, du bruit en ville et du chômage. Trois années de chômage en début de carrière, cela marque indéniablement le regard que l’on porte sur la société. Pour ce qui concerne le bruit, je n’ai pas d’expertise particulière mais je suis sensible à cette question car elle est un facteur déterminant de la cohabitation en ville.

Le tourisme m’intéresse beaucoup ! C’est un enjeu qui peut paraitre anecdotique face aux problèmes de justice sociale et de pauvreté, c’est pourtant une thématique qui va en impliquer bien d’autres : l’emploi (actuellement sur Bruxelles, le tourisme représente 35.000 emplois non délocalisables et accessibles notamment à un public peu qualifié), l’alimentation, la culture, la cohésion sociale, la mobilité, l’aménagement du territoire. C’est une thématique qui permet de travailler de manière transversale sur des défis importants auxquels Bruxelles est confrontée. Avec la 6eme réforme de l’Etat, le tourisme va être régionalisé, ce sera donc un enjeu de la prochaine législature.

Ton emploi actuel et passé (pour le groupe à la Chambre) t’ont permis de maîtriser le fonctionnement du parti, celui des différents parlements et surtout la politique bruxelloise. Penses-tu que ceci pourra être un atout ?

J’en suis certaine !
Mon investissement à la Régionale Ecolo de Bruxelles, depuis 2007, m’a permis d’expérimenter une facette très intéressante du travail politique. La coordination, la cohérence des différents niveaux de pouvoir m’ont donné une vue transversale de la politique bruxelloise.

Comme assistante parlementaire, j’ai travaillé au Parlement bruxellois, à la Chambre et au Sénat, tant dans l’opposition qu’en majorité. Je pense pouvoir dire que je connais les institutions belges et leur fonctionnement.

En même temps, malgré cette connaissance et cette expérience, je sais que devenir parlementaire m’engagera dans une voie tout à fait nouvelle. Je l’envisage comme un nouveau défi à relever et pour lequel je m’investirai, comme je l’ai toujours fait, avec énergie et conviction.

Peux-tu me donner deux propositions du programme Ecolo pour Bruxelles qui te tiennent particulièrement à cœur et les expliquer en quelques mots ?

C’est évidemment un exercice difficile car il y a des tas de proposition que je trouve formidables !

Dans le chapitre « Redynamiser les quartiers pour renforcer la cohésion sociale », j’aime particulièrement la proposition qui concerne le traitement des frontières physiques urbaines (canal, boulevards, chemin de fer,…), administratives (limites communales) et d’autres plus psychologiques. Bruxelles est une ville qui se concentre sur un territoire relativement restreint avec un bâti à taille humaine et pourtant certains quartiers sont véritablement enclavés. Prenons l’exemple du canal : alors que dans la majorité des villes européennes, le point d’eau est un lieu de convergences et de rencontres, à Bruxelles il est une véritable frontière dans la ville qui se franchit difficilement tant dans un sens que dans l’autre. Il faut orienter les contrats de quartiers durables et autres politiques de rénovation urbaine sur le traitement de ces frontières afin d’encourager les habitants à sortir de leur lieu de vie et à circuler dans la ville.

La problématique du logement est criante à Bruxelles et les pouvoir publics doivent continuer à investir dans la construction de logements sociaux. Cependant, on sait qu’il s’agit d’un processus lent qui peut dépasser les 5 ans entre le moment de la décision budgétaire et l’entrée des premiers locataires dans le logement. Dès lors, il faut soutenir et développer des alternatives permettant d’augmenter l’offre de logement. Dans ce cadre, le système des Agences Immobilières Sociales (prise en gestion de logements privés mis en location aux conditions du logement social) est très intéressant. Aujourd’hui, ce secteur représente 6% du marché locatif public, il peut donc être développé. Pour ce faire Ecolo propose des aides financières et des encouragements fiscaux pour encourager les propriétaires à rénover leur bien ou à produire de nouveaux logements qui sont ensuite gérés par l’AIS.

Un espoir pour l’après 25 mai ?

A titre personnel, retrouver un peu de temps pour moi et ma famille !
Professionnellement, j’espère continuer à contribuer à ce projet ambitieux et enthousiaste qu’est l’écologie politique.
Collectivement, j’espère que les résultats électoraux d’Ecolo (et Groen) lui permettront de peser fortement sur les décisions politiques dans l’avenir. Grâce à Ecolo, nos sociétés évoluent.

Un message à faire passer via ce blog ?

Plus que jamais au cours de cette campagne, j’ai pu constater le désintérêt de la population à l’égard des politiques. Cela s’explique bien sûr et cela peut même se comprendre. En même temps, j’ai aussi rencontré beaucoup de personnes qui après avoir dit que la politique ne les intéressait pas étaient contentes de débattre avec nous de leurs idées et de les confronter à nos propositions.

Dès lors, j’ai envie de faire passer le message suivant : « ne rejetez pas les candidats et les politiques mais soyez exigeants avec eux. Ne vous satisfaites pas des slogans de campagne, allez voir les programmes et interpellez les candidats pour comprendre et évaluer les propositions qu’ils formulent. Faites un choix, dimanche, en lien avec vos préoccupations et la société que vous voulez demain. Et je ne doute pas que l’avenir sera vert 🙂

Merci beaucoup Sandrine ! Je croise les doigts pour toi !

Comme moi, vous pouvez suivre les actualités de Sandrine Couturier, 10e effective sur la liste Région à Bruxelles, sur le site de la Régionale ou en lui adressant un mail : sandrine.couturier@ecolo.be.

Je vous invite également à consulter le programme Ecolo et à visiter le site de campagne d’Ecolo-Bruxelles (priorités, candidat-e-s…).

Retrouvez les autres coups de coeur :

– Zakia Khattabi, tête de liste à la Chambre.
– Audrey Lhoest, 16e effective à la Région.
– Mohssin El Ghabri, 13e effectif à la Région.
– Michaël Maira, 4e effectif à la Chambre.
– Benoit Hellings, 2e effectif à la Chambre.
– Catherine Morenville, 14e effective à la Région.
– Martine Cornil, 9e suppléante à la Région.
– Caroline Saal, 2e suppléante à l’Europe.
– Mustapha Chairi, 5e suppléant à la Chambre.
Hajib El Hajjaji, 2e suppléant à l’Europe.

Hajib El Hajjaji : coup de projecteur sur un coup de coeur

hajibEntre les 22 et 25 mai, les citoyen-ne-s pays de l’Union européenne se rendront aux urnes pour élire leurs représentant-e-s au Parlement européen. Une élection qui passe souvent au second plan, pourtant, une très grande partie de nos législations dépend des législations européennes. Parmi les candidat-e-s que je soutiens, à côté du duo tête de liste composé de Philippe Lamberts et Saskia Bricmont, je vous présente aujourd’hui Hajib El Hajjaji, 2e suppléant sur la liste Ecolo à l’Europe.

C’est surtout via les réseaux sociaux que j’ai découvert Hajib. Les réflexions pertinentes qu’il partage m’intéressent toujours beaucoup. Hajib est verviétois, et, personnellement, j’envie les Verviétois-es. Quelle chance d’avoir parmi eux quelqu’un avec tant de qualité et tant de générosité. Quelqu’un qui ne ménage pas ses efforts en faveur du projet écologiste, présent sur le terrain, dans les débats, sur les réseaux sociaux. Soucieux de l’écoute de l’autre et de l’argumentation. Une très riche découverte pour moi, qui doit se poursuivre et se pérenniser.

Hajib, c’est la première fois que tu participes à la campagne européenne. D’où te vient cette envie/ambition/détermination ?

J’ai déjà eu quelques expériences au niveau européen, notamment une formation au Centre de jeunesse de Strasbourg sur l’engagement des jeunes et j’ai voulu me lancer ce défi : faire mieux connaitre l’Europe à la population belge dans le cadre de ces élections. On a souvent une image lointaine de l’Europe, alors que comme jeune et comme ancien conseiller communal, j’ai pu voir l’impact de l’Europe via les projets Erasmus, les fonds FEDER visant à redynamiser les quartiers ou encore les fonds FSE pour le soutien au non-marchand. Merci l’Europe ! Et même si l’Europe déçoit aujourd’hui, il ne faut pas moins d’Europe mais plus et surtout mieux d’Europe !

Mon ambition, comme je l’avais annoncé, lors de ma candidature publique devant l’assemblée des militants écologistes en octobre 2013, c’est l’ambition d’être utile et de contribuer à nouveau à l’élection de deux eurodéputés écologistes francophones.

Quelles sont les matières qui t’attirent particulièrement ?

L’Europe n’a de sens que si elle permet de faire respecter des règles de société cohérentes et les premières qui m’attirent portent sur les libertés publiques qui englobent à la fois la lutte contre les discriminations mais aussi un enjeu plus contemporain : la protection de la vie privée sur Internet.

Je suis aussi attaché à harmoniser vers le haut les standards sociaux en matière de revenu de base ou de salaire minimum européen !

J’ai aussi, en tant que candidat provenant des Ardennes, envie de préserver l’agriculture wallonne et l’alimentation. Nous pourrions relancer l’économie par un projet ambitieux dans la région liégeoise : si les 150000 habitants de la région liégeoise mangeaient des produits locaux une fois par semaine, nous pourrions créer 5000 emplois durables et non délocalisables. Un programme concret !

Peux-tu me donner deux propositions du programme européen d’Ecolo qui te tiennent particulièrement à coeur et les expliquer en quelques mots ?

Cela peut sembler anodin mais je dirais la protection des abeilles. La Belgique est le pays européen où les abeilles sont les plus maltraitées en Europe avec un taux de mortalité de plus de 30%, ce qui est alarmant ! La pollinisation est la clé de notre agriculture et l’utilisation de pesticides et l’agriculture intensive productiviste font peser des menaces graves sur notre environnement. Et donc sur l’espèce humaine aussi. Je recommande la vidéo sur le site des Verts européens : https://www.youtube.com/watch?v=fUKrfbOa8Gc

La seconde, c’est la séparation des métiers bancaires et la taxation des transactions financières car la crise des banques doit rappeler que c’est le politique qui doit fixer le cadre de la finance et non l’inverse. Cela pose aussi la question de la place des lobbys et de l’urgence d’avoir une plus grande transparence dans les relations avec nos eurodéputés.

Une question un peu personnelle : où puises-tu ton énergie ? J’ai l’impression que tu es toujours en train d’écouter, de débattre, de convaincre. Et cela pas seulement en période électorale, ce qui est une grande qualité pour moi.

Mes engagements professionnels, politiques et associatifs sont nombreux et j’ai un intérêt pour beaucoup de sujets très divers. J’accorde beaucoup d’importance à la relation interpersonnelle et j’aspire à pouvoir être utile dans les projets dans lesquels je m’investis.

Je me donne comme discipline de ne pas me comparer aux autres mais de me comparer à moi-même et de tenter de me surpasser chaque jour. Mon énergie, je la puise de mes valeurs et de mon éducation : agir dans ce que j’estime être juste, chercher l’adéquation entre mes paroles et mes actes, être fidèle à mes racines, à mon histoire presonnelle mais accepter d’être critique et auto-critique aussi.

Enfin, j’aspire à trouver un meilleur équilibre dans ma vie et cela passe par une gestion optimale de mon temps et une utilisation optimale de l’énergie que je sais investir dans mes projets. Mais rien n’est parfait : je voudrais par exemple trouver plus de temps pour faire du sport ou pour voyager. Après les élections peut-être…

Un espoir pour l’après 25 mai ?

Mon espoir est de voir un Parlement européen le plus progressiste possible. Quand j’entends notre premier Ministre Elio Di Rupo dire qu’il ne veut pas d’un gouvernement des droites à l’échelon fédéral, alors qu’au niveau européen, les socialistes fricotent sans complexe avec le PPE, le conglomérat des députés conservateurs issus des droites, je me dis que la cohérence est importante en politique et qu’il faudra chercher d’abord des alliances à gauche, avec les Verts notamment.

Un message à faire passer via ce blog ?

Je voudrais une mobilisation de tous les progressistes pour faire reculer sur Internet les discours de haine et les préjugés sur l’ « autre », l’étranger, le chômeur, la femme, le musulman, le rom,…. Comme indiqué dans la revue Jump d’EcoloJ, nous pouvons être fiers que des amoureux de la nature se sont mobilisés pour nettoyer les plages souillées par des pétroliers… Nous pourrons de la même façon être fier de trouver des amoureux de la démocratie pour nettoyer notre environnement virtuel.

Merci beaucoup Hajib d’avoir accepté de répondre à ces questions. Je te/nous souhaite un très beau résultat le 25 mai prochain !

Comme moi, vous pouvez suivre les actualités d’Hajib El Hajjaji, 2e suppléant sur la liste Ecolo à l’Europe, sur Facebook et Twitter.

Je vous invite également à consulter le programme Ecolo et à visiter le site de campagne d’Ecolo-Bruxelles (priorités, candidat-e-s…).

Retrouvez les autres coups de coeur :

– Zakia Khattabi, tête de liste à la Chambre.
– Audrey Lhoest, 16e effective à la Région.
– Mohssin El Ghabri, 13e effectif à la Région.
– Michaël Maira, 4e effectif à la Chambre.
– Benoit Hellings, 2e effectif à la Chambre.
– Catherine Morenville, 14e effective à la Région.
– Martine Cornil, 9e suppléante à la Région.
– Caroline Saal, 2e suppléante à l’Europe.
Mustapha Chairi, 5e suppléant à la Chambre.

Mustapha Chairi : coup de projecteur sur un coup de coeur

mustaphachairiQuand je pense ou évoque la personne que je tiens à vous présenter aujourd’hui, c’est le mot respect qui me vient en premier. Je vous invite à découvrir Mustapha Chairi, 5e suppléant sur la liste Ecolo à la Chambre dans l’arrondissement de Bruxelles.

Si le projet Ecolo au Pluriel n’avait pas existé, il est possible que nos chemins ne se soient pas croisés. Mustapha Chairi habite la ville de Bruxelles, il est très actif dans le milieu associatif et dans son quartier. Il était aussi très présent dans le combat pour la sauvegarde de l’Avenue du Port. L’arbre qu’il avait adopté était d’ailleurs superbement décoré par son fils et lui.

Mustapha et moi sommes des personnes différentes, avec des vies différentes. Au fil du temps, des rencontres, des discussions dans le monde réel ou sur le net, nous nous sommes apprivoisés. Nous avons, l’un pour l’autre, un immense respect. C’est Mohssin El Ghabri qui me l’a présenté, et comme Mohssin, une fois que Mustapha entre dans votre vie, vous ne voulez plus vous en passer.

Ce que Mustapha nous apporte, à Ecolo et à moi personnellement, est d’une grande richesse. L’écoute, le partage, le dialogue, les combats… Tout chez Mustapha est caractérisé par un profond respect de l’autre. Je suis heureux de le connaître et je serai très heureux de lui donner ma voix le 25 mai.

Mustapha, tu es très actif dans le mode associatif. D’où te vient cette envie de faire de la politique ? Pourquoi avoir choisi Ecolo ?

Après 30 ans de militantisme associatif dans plusieurs domaines, j’ai constaté que la société civile avait perdu une force très importante de mobilisation. Certains choix politiques qui me touchent au premier chef devaient être combattus mais par le levier politique. Ayant d’abord défini la vision sociétale que je voulais, j’ai fait mon shopping de parti. D’abord sur l’idéologie, ensuite sur la gouvernance interne, puis l’éthique, puis les personnes. Mon choix s’est porté sur ECOLO. De plus Ecolo au Pluriel venait d’être lancé donc le liant à pris directement.

Tu le sais, je suis ravi et honoré de te voir figurer sur la liste Chambre d’Ecolo. Pour toi, qu’es-ce que cela représente d’y figurer ?

Je me suis toujours impliqué tant dans ma locale, que ma régionale, qu’au parlement interne d’ECOLO avec un regard croisé de ma vision du monde. J’ai participé activement à la mise en œuvre du programme 2014 dans beaucoup de matières. J’ai introduit beaucoup d’amendements qui ont été acceptés. Il était donc normal que je me mouille également pour le projet écologique auquel j’aspirais sans oublier une formidable femme qu’est Zakia Khattabi qu’on se doit de soutenir par tous les moyens.

Quelles sont les matières qui t’attirent particulièrement ?

Au vu de tous ces malheurs qui accablent le monde et vu la richesse de la Belgique, il est normal que l’asile est priorité pour moi. L’immigration a toujours été une valeur ajoutée pour la Belgique et une nécessité qu’il faut traiter avec célérité. Le vivre-ensemble pour moi n’est pas un slogan mais un mode de vie au quotidien que je souhaite partager avec mes autres concitoyens où chacun a sa place.

Peux-tu me donner deux propositions du programme d’Ecolo qui te tiennent particulièrement à coeur et les expliquer en quelques mots ?

  • Le savoir d’une société est le fruit de l’éducation de ses citoyens qui doivent tous bénéficier d’une formation élevée, de qualité et accessible. Donc l’enseignement supérieur doit pouvoir être suivi par l’ensemble de la population sans contrainte financière, indépendamment des conditions sociales, d’origines ou de culture.
  • Je n’ai pas connu l’agriculture à Bruxelles, l’industrie lourde a disparu, les services sont délocalisés. La pauvreté s’installe. Que restera-t-il comme job à mes 6 enfants, à mes voisins, à mes concitoyens ? Donc le redéploiement économique proposé par ECOLO est crucial pour redonner de l’espoir à une situation économique mise en faillite par le seul souci du profit à court terme. Le redéploiement économique doit profiter à tous et indépendamment des conditions sociales, d’origines ou de culture, sans exclure personne donc.

Une question un peu personnelle : n’as-tu pas peur que ton engagement politique ne te ferme des portes dans le monde associatif ?

Mon action associative représente 90% de mon engagement dont je ne me suis jamais coupé. Je reste engagé sur le terrain. Je reste accroché au vécu du quotidien des gens. Je reste fidèle à mon mode de fonctionnement qui est le décloisonnement et le partage. De plus, la manière dont ECOLO voit sa relation avec la population pousse à ce que les portes restent toujours ouvertes entre le monde associatif et le monde politique.

Un espoir pour l’après 25 mai ?

Plus qu’un espoir mais une nécessité d’être dans son temps pour une société plus verte et plus juste.

Un message à faire passer via ce blog ?

Ce n’est pas d’un coup de balai que nous avons besoin mais d’un coup de main pour une société meilleure.

Merci beaucoup Mustapha d’avoir accepté de répondre à ces questions. Je croise les doigts pour toi !

Comme moi, vous pouvez suivre les actualités de Mustapha Chairi, 5e suppléant sur la liste Ecolo à la Chambre sur Facebook.

Je vous invite également à consulter le programme Ecolo et à visiter le site de campagne d’Ecolo-Bruxelles (priorités, candidat-e-s…).

Retrouvez les autres coups de coeur :

– Zakia Khattabi, tête de liste à la Chambre.
– Audrey Lhoest, 16e effective à la Région.
– Mohssin El Ghabri, 13e effectif à la Région.
– Michaël Maira, 4e effectif à la Chambre.
Benoit Hellings, 2e effectif à la Chambre.
Catherine Morenville, 14e effective à la Région.
Martine Cornil, 9e suppléante à la Région.
Caroline Saal, 2e suppléante à l’Europe.

 

Caroline Saal : coup de projecteur sur un coup de coeur

carolinesaalEt si on partait à la découverte d’une candidate aux élections européennes ? J’ai choisi de vous présenter Caroline Saal, 1ère suppléante sur la liste Ecolo à l’Europe. Doctorante en histoire à l’Université de Liège, elle est aussi conseillère CPAS à Liège. Elle est également connue pour avoir été, jusqu’il y a quelques mois, co-présidente d’écolo j, les jeunes écolos.

C’est d’ailleurs à écolo j que j’ai rencontré Caroline Saal. Très vite engagée au sein de la régionale liégeoise, elle a été rapidement active au niveau fédéral pour devenir co-présidente ensuite. Engagée dans de multiples combats, dont l’égalité femmes-hommes, la petite enfance et la jeunesse, etc.

J’avais déjà choisi de soutenir Caroline lors de l’AG des membres Ecolo pour la liste Europe car son acte de candidature était celui qui m’avait le plus touché. Le plus enthousiasmé surtout. C’était frais et combatif. C’est sans doute ce qui m’a fait prendre conscience que, finalement, celle avec qui je pouvais parfois avoir des discussions tendues (sur les réseaux sociaux, par exemple) était en fait bien plus proche de mes convictions… Le 25 mai, Caroline aura tout mon soutien !

Caroline, c’est la première fois que tu participes à la campagne européenne. D’où te vient cette envie/ambition/détermination ?

L’Union européenne et moi, c’est une relation d’amour-haine ! Les crises que nous connaissons et les défis qui arrivent n’ont pas de frontière et nécessitent des réponses globales. Il est indispensable de faire de la politique transnationale, mais la ligne politique européenne, celle des conservatismes et du néo-libéralisme, en totale déconnexion avec la réalité des Européens, ne me convient pas du tout.
Et justement, je ne peux plus supporter les débats où certains se défilent « C’est la faute à l’Europe ». Elle a bon dos, non ? Il est plus que temps d’en faire un échelon politique moteur pour un changement de société. Rester par terre, menottée pour n’avoir enfreint aucune loi si ce n’est d’avoir eu une opinion politique identifiable le 15 mai, n’a fait que renforcer ma détermination.

Quelles sont les matières qui t’attirent particulièrement ?

Quand j’étais coprésidente des jeunes écolos, j’ai appris à m’intéresser à tout, de l’enseignement aux villes en transition. Mais je reste profondément attachée à toutes les matières en lien avec le respect des droits fondamentaux : la santé, l’accès à un revenu, l’immigration…
À côté des matières, il y a surtout la manière qui me tient à cœur. Des débats sans langue de bois, de la démocratie participative, des solutions pour la collectivité plutôt que l’intérêt de quelques-uns … et des actes et des votes cohérents !

Peux-tu me donner deux propositions du programme européen d’Ecolo qui te tiennent particulièrement à coeur et les expliquer en quelques mots ?

  • La lutte contre la grande fraude fiscale : il me semble que l’opinion publique y est très favorable, toutes couleurs confondues, et pourtant, quelle difficulté pour obtenir une majorité au Parlement européen ! Pourtant, on estime cette fraude à 1 000 milliards ( !) d’euros par an de perdu. 3,5 fois le déficit de l’UE. Alimenter les finances publiques, c’est le minimum nécessaire pour mettre en place une vraie Europe sociale et durable.
  • Des droits sociaux européens. La pauvreté augmente en Union Européenne : plus 7 millions de personnes précarisées entre 2010 et 2014 alors que le but était de diminuer de 20 millions de pauvres pour 2020. Mettre en place un revenu minimum, c’est un investissement efficace sur le long terme contre la pauvreté.

Les membres d’Ecolo ont laissé des places stratégiques à des jeunes (Saskia, Hajib et toi par exemple). Tu as été responsable d’une organisation de jeunesse, penses-tu que les jeunes sont conscients des enjeux européens ?

De manière générale, les élections européennes passent en second plan. Pourtant, les politiques européennes déterminent 70% de nos lois… Les jeunes sont peut-être plus sensibles aux questions européennes grâce à Erasmus et à cause de la situation de l’Espagne et de la Grèce.
Pour encore beaucoup d’hommes politiques, l’UE est la relégation, la place du déçu, etc. Pour Saskia, Hajib et moi, c’est la meilleure opportunité pour insuffler le changement vert !

Un espoir pour l’après 25 mai ?

Dormir le 26 ? 🙂

Ce que je sais, c’est qu’Ecolo a un bilan excellent (tarification progressive et solidaire de l’énergie, investissement dans les bâtiments scolaires 3 fois supérieur aux politiques précédents, avancées sur le décumul des mandats politiques) dans les Régions. Au Parlement Européen, nous sommes un groupe de 7% et grâce au soutien populaire, nous avons permis d’avancer sur la question des OGM et de la transparence comptable. J’espère que les électeurs se souviendront qu’Ecolo, c’est un vote rentable et efficace.

Un message à faire passer via ce blog ?

Ma citation préférée : « Si le problème est la démocratie, la solution est plus de démocratie ».

Merci beaucoup Caroline d’avoir accepté de répondre à ces questions. Je te souhaite le meilleur pour le 25 mai prochain !

Comme moi, vous pouvez suivre les actualités de Caroline Saal, 1ère suppléante sur la liste Ecolo à l’Europe, sur son site, Facebook et Twitter.

Je vous invite également à consulter le programme Ecolo et à visiter le site de campagne d’Ecolo-Bruxelles (priorités, candidat-e-s…).

Retrouvez les autres coups de coeur :

– Zakia Khattabi, tête de liste à la Chambre.
– Audrey Lhoest, 16e effective à la Région.
– Mohssin El Ghabri, 13e effectif à la Région.
– Michaël Maira, 4e effectif à la Chambre.
Benoit Hellings, 2e effectif à la Chambre.
Catherine Morenville, 14e effective à la Région.
Martine Cornil, 9e suppléante à la Région.

 

 

 

Martine Cornil : coup de projecteur sur un coup de coeur

martinecornilJ’ai choisi de changer de formule pour vous présenter une autre candidate. Pourtant, elle avait accepté le principe. Et c’est quand ce billet sera publié qu’elle découvrira ce changement. Je pense qu’elle ne m’en voudra pas… Mais si vous la connaissez, vous comprendrez que prétendre faire une interview d’une ancienne grand dame des médias, de la radio en particulier,  relève du grand défi. Et je ne me sens simplement pas à la hauteur. Aujourd’hui, je vous parle de Martine Cornil, 9e suppléante sur la liste Ecolo à la Région de Bruxelles-Capitale.

J’ai parfois quelques regrets, celui d’avoir découvert Martine Cornil trop tard en fait partie. Martine est celle qui m’a fait prendre conscience que non, tout n’est pas à jeter dans les médias. Et que, oui, il reste de la place pour de vraies émissions de service public en Belgique francophone. Quel plaisir cela a été de l’écouter sur La Première, quel plaisir cela a été d’écouter les émissions qu’elle a créées ces dernières années. Utopia par exemple… Sans doute un mot qui nous rapproche, Martine et moi, l’utopie…

Une fois de plus, ce sont les réseaux sociaux qui m’ont permis de mieux découvrir cette femme extraordinaire. Sa spontanéité me fascine, me touche, me fait rire, m’émeut aussi parfois. Sa proximité aussi. Il y a des gens dont on a l’impression qu’on les connaît depuis toujours. Martine, c’est un peu ça aussi. Et il vaut mieux quand, alors qu’elle vous invite chez elle et que c’est la première fois que vous la voyez « en vrai », vous renversez votre verre de vin rouge sur sa chemise bleue. Quel éclat de rire de sa part, quelle gène de mon côté…

Quel beau moment aussi quand, ensemble, via Youtube nous étions branchés sur la chaîne du festival Tomorrowland.  Juste magique !

Martine est consciente des enjeux environnementaux, sociaux et économiques du monde, de l’Europe, de la Belgique, de Bruxelles. C’est d’ailleurs sa fibre sociale qui m’a touché. On ne s refait pas…

Si elle vient des médias, elle n’a pas arrêté sa carrière pour entrer en politique. Elle avait arrêté quelques mois plus tôt et je pense qu’elle était loin de prévoir la demande que Zoé Genot lui a faite, de figurer sur la liste. Martine a longuement réfléchi, son choix est donc bien mûr.

Si j’ai choisi de ne pas interviewer Martine Cornil, c’est aussi parce que j’ai découvert cette vidéo. Il s’agit de son intervention au dernier Congrès d’ECOLO. Elle y dit d’ailleurs des choses qu’elle m’a dites en aparté, un soir de lancement de campagne. Elle explique pourquoi elle est là, pourquoi nous devons nous battre… Et aussi être fièr-e-s de ce que nous sommes et de ce que nous faisons.

Martine, je t’admire vraiment.

Alors, certains diront peut-être que « vu la place qu’elle occupe, elle ne sera pas élue et donc ma voix est perdue ». Elle ne sera pas élue, elle occupe une place de soutien en suppléance. Mais votre voix ne sera pas perdue, elle viendra conforter le choix de Martine pour un projet de société. Celui qu’elle vous propose de construire, avec elle et avec nous.

Le 25 mai, je cocherai le nom de Martine Cornil sur mon écran de vote. Et je n’aurai pas l’impression d’avoir perdu une voix, j’aurai le sentiment de renforcer le projet auquel je crois.

Merci beaucoup Martine d’avoir accepté de figurer sur cette liste ! Je ne doute pas que c’est là le début d’une aventure, d’un engagement durable, comme tous tes engagements.

Retrouvez tout l’actualité de Martine Cornil, 9e suppléante à la Région à Bruxelles sur son site, Twitter et Facebook.

Je vous invite également à consulter le programme Ecolo et à visiter le site de campagne d’Ecolo-Bruxelles (priorités, candidat-e-s…).

Retrouvez les autres coups de coeur :

– Zakia Khattabi, tête de liste à la Chambre.
– Audrey Lhoest, 16e effective à la Région.
– Mohssin El Ghabri, 13e effectif à la Région.
– Michaël Maira, 4e effectif à la Chambre.
Benoit Hellings, 2e effectif à la Chambre.
Catherine Morenville, 14e effective à la Région.

 

 

Catherine Morenville : coup de projecteur sur un coup de coeur

catherineUne fois n’est pas coutume, je tiens à vous présenter une candidate que je connais un peu moins bien personnellement. Je connais par contre ses compétences politiques et sa capacité de travailler au service de la collectivité. Aujourd’hui, je vous invite à découvrir, Catherine Morenville, 14e sur la liste Ecolo à la Région de Bruxelles-Capitale.

Catherine Morenville a eu une expérience de journaliste. Aujourd’hui, elle est secrétaire politique du groupe ECOLO au parlement francophone bruxellois (CoCoF) et à l’assemblée communautaire commune (CoCoM). C’est une spécialiste des matières dites personnalisables, en particulier sociales. Catherine est également conseillère communale à Saint-Gilles.

Sa force de travail, sa capacité à travailler en groupe pour la collectivité ont vite attiré mon attention lorsque j’étais secrétaire régional et que j’ai, un peu, découvert le monde (trop fermé) du parlement bruxellois.

Catherine, tu as un passé de journaliste, qu’est-ce qui t’a donné l’envie de faire de la politique ? Pourquoi avoir choisi Ecolo ?

La politique me passionne depuis longtemps. La frontière entre journalisme et politique est assez ténue et lorsqu’on se spécialise sur certaines matières, il y a un moment où on a envie d’aller au-delà de l’expertise et de faire parler ses convictions. Je le faisais déjà dans la militance associative. Le ressort qui m’anime aujourd’hui en politique est identique : contribuer au changement de société.

La passion du politique, l’envie d’agir plus concrètement, ont donc pris le pas sur ma carrière de journaliste, abandonnée en 2010 afin de m’engager pleinement avec Écolo, en travaillant comme secrétaire politique au Parlement régional bruxellois. Mais je suis militante chez Ecolo depuis 1999 et le choix d’Ecolo n’a pas du tout été le fruit d’un hasard. Dans de nombreux dossiers que je suivais à l’époque comme journaliste chez Alter Echos (immigration, réforme du minimex, partage du temps de travail, …), et où on se serait attendu à voir les socialistes davantage en pointe, les écologistes se sont souvent révélés bien plus progressistes et novateurs dans leur approche. Sans parler des pratiques politiques empreintes d’éthique, de bonne gouvernance et d’une réelle culture de la participation. De vraies raisons pour moi de m’engager et d’établir des ponts avec d’autres axes de ma militance dont la lutte pour plus d’égalité. En dehors de la sphère Ecolo, j’ai en effet longtemps milité pour la défense des femmes sans-papiers.

Tu es spécialisée dans les matières personnalisables. Si tu es élue le 25 mai prochain, privilégieras-tu ces dossiers ou as-tu envie de découvrir autre chose ?

Dans un monde idéal qui me voit donc élue et me donne la possibilité de choisir mes dossiers :-), je privilégierai en effet les matières personnalisables (social, santé, culture, personnes handicapées, cohésion sociale, etc.) et notamment la lutte contre la pauvreté et les inégalités au sens large. Ce sont des matières sur lesquelles je travaille depuis longtemps et dans lesquelles, je peux prétendre à une certaine expertise mais ce sont surtout des matières essentielles dans une région comme Bruxelles qui concentre les « sans » de tout poil, sans-papiers, sans-abri, sans-emploi… Ce sont aussi des matières qui vont connaître de profondes transformations avec le transfert de compétences qui se profile. Dans un avenir tout proche, la Commission communautaire commune va en effet voir ses compétences gonfler de manière considérable, via le transfert des allocations familiales, mais aussi, de certains pans de la politique sociale et de santé. Le défi est de taille mais s’annonce passionnant et le travail parlementaire sur les matières bicommunautaires va grandement s’intensifier. Enfin, j’ai également envie de travailler sur l’enseignement, que je suis déjà comme conseillère communale, sur l’emploi et sur l’égalité femmes-hommes, une compétence sur laquelle je me suis aussi investie durant cette législature et pour laquelle, par ailleurs, je milite en-dehors d’Ecolo.

Si tu devais retenir deux priorités du programme d’Ecolo pour Bruxelles qui te tiennent à coeur, pour ces élections, quelles seraient-elles ? Peux-tu développer en quelques mots ?

La première est une priorité qui concerne avant tout les femmes et l’emploi : il s’agit du transfert des titres-services au niveau de la Région. Un secteur où 97 % des travailleurs sont en fait des travailleuses. Ce système a permis à une majorité d’entre elles de sortir du travail au noir, ce qui n’est pas à rien, mais à quel prix ? Des contrats précaires, à temps partiels, des horaires coupés, pas de priorités sociales : que vous vous appeliez Didier Bellens ou Tartempion, vous payez le même prix. Or, pour Ecolo, c’est clair, on ne peut pas continuer à défendre ce type d’emploi au rabais. Alors, on ne va évidemment pas supprimer le système des titres-services, mais on peut profiter de la prochaine régionalisation pour améliorer le dispositif. Il faut un statut, une rémunération et des conditions de travail correctes. Il faut que les agences titres-services soient évaluées et contrôlées, que les subventions qui sont octroyées aux agences le soient en fonction de la qualité de l’emploi offert et surtout que le prix octroyé au titre-service soit proportionnel au revenu, ce qui permet de limiter les effets d’aubaine et un meilleur financement du dispositif.

Ma seconde priorité, c’est l’enseignement, un autre grand enjeu de la prochaine législature et particulièrement à Bruxelles où le boom démographique va nécessiter de continuer à investir de manière importante, mais pourra aussi s’avérer une opportunité pour enseigner autrement, et plus particulièrement dans les écoles en encadrement différencié (anciennement en discrimination positive). Outre un renforcement des moyens pour ces écoles qui accueillent des publics plus défavorisés, il est essentiel que ce soit aussi dans ces écoles qu’on attire les professeurs les plus chevronnés et qu’on investisse dans les pédagogies innovantes. Des expériences en ce sens ont été tentées à Lille, avec succès. Inspirons-nous en !

Une question vache… Si tu es élue le 25 mai, poursuivras-tu ton mandat de conseillère communale ?

Je sais que la question est délicate, mais je ne botterai pas en touche et y répondrai franchement : si je devais être élue, je compte demander (avec l’accord de ma locale bien sûr) une dérogation, quitte à me fâcher avec quelques électeurs.trices potentiel.les. Je m’explique. J’ai toujours été une ardente défenseuse de nos règles en matière d’interdiction de cumul mais ai toujours aussi estimé, et bien avant d’être potentiellement concernée, que les règles que nous nous imposons sur le cumul, si elles sont éminemment pertinentes pour les échevins et bourgmestres, ne le sont pas en ce qui concerne le cumul conseiller communal-député. Ce ne sont pas des mandats exécutifs, il n’existe pas de conflit d’intérêt, de cumul de rémunérations (cf. nos règles sur les rétrocessions), de position contrôleur-contrôlé et en termes de temps, les deux mandats sont parfaitement compatibles. Le seul argument qui vaut à mon sens, c’est celui de laisser d’autres « monter ». En l’occurrence, je n’ai exercé mon mandat de conseillère communale qu’un an et demi, nous avons par ailleurs des règles sur la limitation à deux mandats qui permettent la rotation et le renouvellement. Il existe des mandats dans le privé ou le public qui en termes de conflit d’intérêt avec le mandat de conseiller communal sont pour moi bien plus problématiques… mais c’est un autre débat…

Un espoir pour l’après 25 mai ?

Que nous sortions renforcés du scrutin pour pouvoir réellement peser dans une majorité si nous devions y monter. Un gouvernement avec Ecolo, ça fait toute la différence et croyez-moi pour l’avoir vécu au Parlement, les rapports de force en politique, ça compte. Mais de manière plus générale et plus essentielle pour moi, il faut que l’axe progressiste sorte renforcé.

Un message à faire passer via ce blog ?

La radicalité n’est pas toujours là où on pense, la transition écologique, c’est un vrai changement de paradigme et je ne peux que vous inviter à comparer les programmes et les bilans. Votez donc pour un vrai projet radical, progressiste et émancipateur et donc réfléchissez bien au moment de poser votre choix. Et chez Ecolo, ça tombe bien, il n’y a que l’embarras du choix, que des bons candidats 😉 et surtout exercez votre citoyenneté aussi après le 25 mai !

Merci beaucoup Catherine d’avoir accepté de répondre à ces questions ! J’ai en mémoire une chouette soirée électorale en ta compagnie, j’ai bien envie de remettre ça.

Retrouvez tout l’actualité de Catherine Morenville, 14e effectve à la Région à Bruxelles sur son site, Twitter et Facebook.

Je vous invite également à consulter le programme Ecolo et à visiter le site de campagne d’Ecolo-Bruxelles (priorités, candidat-e-s…).

Retrouvez les autres coups de coeur :

– Zakia Khattabi, tête de liste à la Chambre.
– Audrey Lhoest, 16e effective à la Région.
– Mohssin El Ghabri, 13e effectif à la Région.
– Michaël Maira, 4e effectif à la Chambre.
Benoit Hellings, 2e effectif à la Chambre.

 

Benoit Hellings : coup de projecteur sur un coup de coeur

benoithellingsParmi les candidates et candidats aux élections du 25 mai, il y a aussi de véritables amis. C’est le cas de Benoit Hellings, 2e effectif sur la liste Chambre à Bruxelles. Actuellement sénateur, Benoit suit particulièrement les dossiers liés aux relations internationales, à la Défense et aux nouvelles technologies. Concernant ce dernier point, c’est sans aucun doute l’élu le plus calé sur la question.

C’est via écolo j et aussi – surtout je pense – Ecolo Nous Prend Homo (ENPH), la commission LGBTQI d’Ecolo que j’ai découvert Benoit. Il fait partie des personnes qui, au sein du parti, m’ont formé à la politique. Et il continue à le faire pour moi et d’autres. C’est une des personnes les plus disponibles pour les militantes et militants. Toujours partant pour débattre, expliquer…

Benoit et moi, on peut tout se dire et on le fait. On se dit quand on a moins apprécié quelque chose (c’est souvent de la forme, rarement du fond) et on se dit aussi quand on a aimé. Benoit est quelqu’un de très positif. Le voir est toujours synonyme d’un gain d’énergie pour moi.

Benoit, je l’ai dit, tu as été sénateur pendant cette législature fédérale et aussi la précédente. Jamais encore sur une période complète d’ailleurs… Aujourd’hui, tu es 2e effectif sur la liste Chambre à Bruxelles. Ecolo compte pour l’instant deux personnes issues de l’arrondissement de Bruxelles (ex BHV en fait) à la Chambre. L’objectif est bien entendu de maintenir ces deux sièges et pourquoi pas d’en faire un troisième. Un beau challenge pour toi, non ?

Oui, c’est un beau challenge collectif pour cette liste ECOLO-Groen totalement inédite, la seule bilingue présentée sur l’arrondissement de Bruxelles au niveau fédéral. Le trio de tête est à l’image de ce qu’est notre Ville-Région et je suis particulièrement fier de faire partie de ce magnifique patchwork. Le choix qu’ECOLO a fait de proposer la troisième place à la Groen Annalisa Gadaleta correspond à un positionnement que les Verts ont toujours eu sur le plan communautaire : le choix de l’apaisement mais aussi de la collaboration structurelle et poussée avec Groen, au nom du projet écologiste qui dépasse évidemment toutes les frontières culturelles.

Donc, on va tout donner durant ces quelques semaines de campagne pour faire comprendre au Bruxelloises et aux Bruxellois qu’ils seront les mieux représentés au Parlement fédéral par la plus bruxelloise des listes.

J’ajouterais que le choix de Zaka Khattabi comme tête de liste est aussi une volonté de rajeunissement et de féminisation assumée d’ECOLO pour la classe politique bruxelloise. Je travaille au jour le jour avec cette sacrée nana, et autant vous dire que c’est l’écologie engagée et pertinente comme je l’aime. Sa candidature en tête de liste c’est toute l’histoire de l’émancipation dans laquelle beaucoup de Bruxelloises vont indéniablement se reconnaître. J’en tire une vraie fierté d’écologiste. J’espère juste que je ne vais pas faire de jaloux en ne citant pas tous les autres candidats de la liste présentée par ECOLO à la Chambre !

Tu fais partie des élus qui gardent un lien important avec le terrain et aussi avec la base du parti, les militantes et militants. Pourquoi ?

Le boulot de député (ou sénateur), c’est de représenter la population et de prendre les meilleures décisions en vue de l’intérêt général. Déconnecté de ce qui se passe réellement sur le terrain, il est impossible d’agir efficacement en politique.

Tous les dossiers sur lesquels j’ai travaillé ces 18 derniers mois sont systématiquement concertés avec des représentants associatifs, syndicaux, culturels. C’est normal, c’est eux qui vivent ensuite au jour le jour avec les règles votées au sein des Parlements.

De nombreux militants ECOLO ont de multiples engagements ailleurs que dans le parti. Le cumul de la militance, c’est le seul cumul autorisé chez nous ! Et il est sacrément positif. C’est la raison pour laquelle je suis très réceptif aux suggestions que l’une ou l’autre peut me faire d’aller investiguer un sujet émergent. C’est par exemple le cas des gaz de schiste ou du traité transatlantique sur lesquels j’ai bossé ces derniers mois. Sans ce contact avec la base, ces sujets seraient restés en friche.

Quelle seront tes priorités à la Chambre ? Au Sénat, on t’a vu très actif sur les dossiers des relations internationales, des droit humains, de la défense ou encore des nouvelles technologies. Une envie de poursuivre le travail entamé ? De toucher à autre chose ?

Le boulot à la Chambre sera sensiblement le même qu’au Sénat si ce n’est que nous serons bien plus nombreux. Au Sénat, groupe plus réduit, j’étais amené à sauter d’un sujet à l’autre, parce qu’il suffisait d’une simple absence d’un collègue pour qu’il faille suppléer. C’est comme ça que je me suis découvert des accointances avec les matières financières, ce qui n’allait franchement pas de soi !

C’est évident que j’aimerais toujours suivre les questions des relations internationales et de la défense, il y a là-bas un gros enjeu budgétaire, aussi … au-delà des questions des Droits humains. La question du droit à la vie privée dans un contexte technologique nouveau (le monde numérique), c’est une question sur laquelle ECOLO est en pointe et je veux qu’il continue à l’être, compte sur moi !

Mon expérience comme Président du Port de Bruxelles m’a aussi amené à m’intéresser aux questions d’infrastructures (trains, télécoms, etc). J’aimerais à la Chambre suivre cette Commission car nombre de décisions prises (ou non) par des entreprises publiques fédérales (SNCB) peuvent avoir des conséquences positives ou négatives ici à Bruxelles. Je pense au transport de marchandises par le chemin de fer ou tout l’emploi de ces entreprises à Bruxelles, très minoritairement occupé par des Bruxellois !

Si tu devais retenir deux priorités du programme fédéral d’Ecolo pour ces élections, quelles seraient-elles ? Peux-tu développer en quelques mots ?

La réforme fiscale verte qui vise à la globalisation des revenus, ce qui permettra d’atteindre plus de justice fiscale en taxant moins les revenus du travail et plus celui du capital.

Je crois aussi beaucoup au plan tandem qu’ECOLO propose de généraliser afin de permettre aux personnes plus fatiguées et en fin de carrière de lever le pied tout en donnant la possibilité aux plus jeunes de mettre le pied à l’étrier d’un vrai boulot.

La fonction ministérielle t’intéresse-t-elle ? (on se doute que ça me plairait de te voir ministre)

Notre objectif à tous, les candidats, est de faire en sorte qu’ECOLO atteigne le score le plus élevé possible pour nous permettre d’avoir encore des ministres, capables de peser dans les décisions futures. Mon objectif est de continuer le travail entamé au Parlement, de faire vivre les thématiques qui me sont chères dans ECOLO et faire vivre ECOLO dans les divers mondes que ces matières touchent, celles dont j’ai parlé tout à l’heure. C’est mon credo.

Pour occuper d’éventuelles charges ministérielles, d’autres écologistes ont l’expérience et la gnac pour assumer ce type de fonction dès le lendemain du 25 mai. Je vais tout faire pour qu’elles et ils y parviennent.

Tu es également très actif au sein de ta locale, à la Ville de Bruxelles, ainsi que dans diverses commission d’Ecolo. Où puises-tu toute ton énergie ?

Dans le regard et la vie des gens que je rencontre dans ces moments de campagne. C’est l’aspect le plus valorisant de la politique, c’est de faire briller l’étincelle dans les yeux de celles et ceux que parfois tu parviens à convaincre. Emmener le plus de gens possible avec nous, dans notre projet. C’est comme ça que je conçois notre passion de faire de la politique.

Un message à faire passer via ce blog ?

A tou.te.s les militant.e.s, restez mobilisés pour ces quelques jours : on va marquer notre différence et montrer notre plus-value. On fonce et si vous voulez que je fonce avec vous, suis dispo.

Merci beaucoup Benoit d’avoir répondu à ces questions ! J’espère faire la fête à nouveau avec toi le soir du 25 mai.

Comme moi, vous pouvez suivre les actualités de Benoit Hellings, 2e effectif à la Chambre à Bruxelles sur : son site, Facebook et Twitter.

Je vous invite également à consulter le programme Ecolo et à visiter le site de campagne d’Ecolo-Bruxelles (priorités, candidat-e-s…).

Retrouvez les autres coups de coeur :

Zakia Khattabi, tête de liste à la Chambre.
Audrey Lhoest, 16e effective à la Région.
Mohssin El Ghabri, 13e effectif à la Région.
Michaël Maira, 4e effectif à la Chambre.

Michaël Maira : coup de projecteur sur un coup de coeur

michaelmairaAujourd’hui, je vous présente Michaël Maira, 4e effectif sur la liste Chambre à Bruxelles. Chercheur en sciences sociales, il est également actif syndicalement et est, depuis peu, co-président d’écolo j, les jeunes écologistes, après avoir été co-président de la régionale bruxelloise de cette même organisation de jeunesse politique.

C’est via écolo j Bruxelles que j’ai découvert Michaël. Très vite, son engagement s’est fait intense et sincère. Très vite aussi, j’ai apprécié échanger avec lui, jouant parfois à « l’ancien » passant le témoin. Michaël a très vite pris ses marques au sein d’écolo j, pour en être désormais le co-président. Il est également très actif au sein d’Ecolo, à Saint-Josse ou au Conseil de fédération, le parlement interne du parti, où il fait partie de la délégation bruxelloise.

Michaël, c’est la première fois que tu participes à la campagne fédérale. Et déjà, tu te présentes à ce qu’on peut appeler « une belle place ». Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer ?

Je suis depuis quelques années activement engagé en faveur d’un projet écologiste, en phase avec les aspirations de ceux qui, comme moi, souhaitent être davantage que des travailleurs et des consommateurs. Me « lancer » lors de ces élections est donc un prolongement de cet engagement, à un moment crucial.

En effet, le moment me paraît crucial, vu les effets des crises (économique, environnementale, sociale) qui se font ressentir. Le moment est aussi crucial car un jeune qui a 20 ans aujourd’hui franchira de nombreuses étapes importantes de sa vie (diplomation, premier job, recherche de logement, fondation éventuelle d’une famille, etc.) sous la prochaine législature (plus d’élections avant 2019).

J’ai voulu prendre part activement à la campagne pour convaincre que l’écologie politique apporte des solutions innovantes pour franchir ces défis qui se posent aux jeunes et aux moins jeunes. Loin de veilles recettes et mesurettes qui ont inspiré un modèle qui a montré ses limites.

Quelles sont les matières qui t’attirent particulièrement ?

En tant que chercheur traitant des effets de l’Union européenne sur les politiques sociales belges, je suis particulièrement intéressé par tout ce qui a trait à la protection sociale et aux effets de l’Union européenne dans notre pays.

Membre de la CSC et représentant du personnel au sein de l’université qui m’emploie, je suis aussi de plus près les enjeux liés à l’emploi et à la fiscalité.

On t’a vu récemment déposer un (mauvais) bulletin à la ministre fédérale de l’Emploi, avec écolo j et Jong Groen. L’Avenir a même cité une de tes phrases. Peux-tu nous expliquer ce que tu reproches au gouvernement fédéral et à sa ministre de l’Emploi ?

Je reproche au gouvernement les mesures adoptées qui retardent le droit aux allocations de chômage, sanctionnent les chômeurs, voire les privent de leurs droits. Je m’indigne contre ces mesures qui touchent particulièrement les jeunes, les femmes et les travailleurs précaires. Parce qu’elles sont injustes, puisqu’elle font payer la crise aux plus vulnérables qui n’en sont pas responsables, au lieu de chercher à leur proposer de l’emploi en suffisance. Parce qu’elles sont inefficaces et ne font que rediriger les chômeurs vers les CPAS, en les appauvrissant au passage…

Peux-tu me donner deux propositions du programme fédéral d’Ecolo qui te tiennent particulièrement à cœur et les expliquer en quelques mots ?

En premier lieu, je citerais l’individualisation des droits sociaux. Aujourd’hui, nous cotisons à la sécurité sociale de manière individuelle, mais ne bénéficions pas des mêmes droits selon que nous soyons seuls, cohabitant (voire même colocataire), ayons une famille ou non. Il faut garantir les mêmes droits sociaux à chacun, parce que le statut de cohabitant ou encore la colocation ne peuvent justifier des diminutions d’allocations sociales qui créent des situations de vulnérabilité et entretiennent la dépendance.

La proposition de globalisation des revenu en matière de fiscalité me tient aussi à coeur. Aujourd’hui, nous payons sommes taxés de manière progressive sur le salaire, alors que les prélèvements sur le capital sont forfaitaires et sont proportionnellement moins élevés que ceux sur le travail. Résultat : le chauffeur d’Albert Frère (qui ne bénéficie que des revenus de son travail) paye plus d’impôt que son patron (qui bénéficie d’importants revenus du capital). Avec la globalisation des revenus, nous mettons tous les revenus (travail et capital) dans une même enveloppe et taxons cette dernière de manière progressive. Ainsi, nous élargissons l’assiette fiscale et faisons contribuer chacun à la hauteur de ses revenus réels.

Un espoir pour l’après 25 mai ?

Que l’écologie politique pèse de manière déterminante sur les choix de société que nous avons à opérer.

Merci beaucoup Michaël d’avoir accepté l’invitation à t’exprimer sur mon blog. Je te souhaite d’avoir le résultat que tu escomptes le 25 mai prochain.

Comme moi, vous pouvez suivre les actualités de Michaël Maira, 4e effectif sur la liste Chambre à Bruxelles : sur le web, Twitter ou Facebook.

Je vous invite également à consulter le programme Ecolo et à visiter le site de campagne d’Ecolo-Bruxelles (priorités, candidat-e-s…).

Retrouvez les autres coups de coeur :

Zakia Khattabi, tête de liste à la Chambre.
Audrey Lhoest, 16e effective à la Région.
Mohssin El Ghabri, 13e effectif à la Région.

 

Mohssin El Ghabri : coup de projecteur sur un coup de coeur

mohssinelghabriLe 25 mai prochain, le jeune homme dont je vais vous parler aura besoin de votre soutien pour entrer au Parlement bruxellois. En effet, Mohssin El Ghabri occupe la 13e place sur la liste Ecolo aux élections régionales à Bruxelles. Vous ne connaissez pas encore Mohssin El Ghabri ? Je vous invite à le découvrir un peu. Attention, une fois découvert, il vous sera difficile de vous en passer…

Je me souviens parfaitement de ma rencontre avec Mohssin. Un mercredi soir, à feu la Maison des Femmes, rue Blanche, où Ecolo Bruxelles tenait son assemblée générale régionale. J’étais alors secrétaire régional et Mohssin venait d’être engagé à la régionale pour travailler sur un superbe projet nommé « Ecolo au Pluriel ». De discussions en discussions, j’ai appris à le découvrir et à l’apprécier. J’ai également pu apprécier son travail, ses textes (parfois en essayant de les simplifier), ses prises de parole, sa collégialité et ses nombreuses autres qualités.

Aujourd’hui, Mohssin travaille toujours à la régionale Ecolo Bruxelles et également chez Etopia, le centre d’études et de recherche d’Ecolo. Ses apports y sont toujours de grande qualité. Mohssin a aussi un ancrage social, politique et militant fort, il a été président du Cercle des Etudiants Arabo-Européens de l’ULB, administrateur du Parlement jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles et aussi du Conseil de la Jeunesse. Depuis les élections d’octobre 2012, il est conseiller communal à Saint-Gilles.

Mohssin El Ghabri est quelqu’un pour qui j’ai vite eu un énorme coup de coeur. C’est quelqu’un qui m’inspire, m’apprend, me guide dans certaines réflexions. Il y a une immense respect entre lui et moi. Peu d’hommes m’inspirent en politique, mais Mohssin y arrive brillamment. En quittant mon mandat de secrétaire régional, en janvier 2013, je disais ceci : « Merci à Mohssin ! Mes modèles politiques étaient souvent féminins et Mohssin fait partie des quelques hommes qui m’inspirent. Tu iras loin, j’en suis certain. Merci pour ton objectivité ! » Des mots toujours bien présents aujourd’hui.

Mohssin, c’est la première fois que tu participes à la campagne régionale, après avoir connu un beau succès aux communales à Saint-Gilles. Tu affiches clairement ta volonté de devenir député régional. D’où te vient cette envie/ambition/détermination ?

Si je devais cocher les mentions inutiles, je bifferai « ambition » et « envie » 🙂 Je tiens ma détermination de mon attachement pour Bruxelles et du sentiment qu’il est possible de vivre mieux demain qu’aujourd’hui. Le déclin n’est pas une fatalité, l’avenir peut être désirable. Et, enfin, de la conviction que l’écologie politique est la solution parce qu’elle constitue la meilleure synthèse entre justice sociale, préservation de l’environnement, qualité de vie et prospérité économique.

Une campagne c’est une aventure collective, surtout chez Ecolo, mais c’est aussi un chouette challenge personnel. Je suis 13e sur la liste régionale, une place d’outsider. C’est un rôle dans lequel je me sens assez bien. Les témoignages de soutien que je reçois (dont le tien Geoffrey !) me boostent énormément et renforcent cette détermination !

Je l’ai dit, tu as un ancrage social, politique et militant fort. D’où est-ce que cela vient ?

Je suis porté par le désir d’être utile et par la conviction que c’est collectivement qu’on fait bouger les lignes. Ce désir je l’ai d’abord, et abondamment, exprimé dans mes engagements associatifs. Pour ensuite m’engager en politique en rejoignant Ecolo en 2010. L’engagement c’est souvent un engrenage : on commence par un combat, on en ajoute un autre dans l’élan puis on se rend compte que tout tient dans tout et on décide de faire de la politique. J’ai eu le bonheur de m’investir dans plusieurs projets associatifs. Cela m’a permis de rencontrer beaucoup de belles personnes, de multiplier les expériences et d’affuter ma vision des choses. Le terrain associatif c’est pour moi la meilleure école politique qui soit.

Que comptes-tu apporter ? Comment vois-tu Bruxelles si tu es élu ?

Je veux mettre mon énergie, ma volonté de réussir, mes compétences, ma force de travail et ma créativité au service de Bruxellois. J’ai le sentiment que Bruxelles vit en dessous de ses moyens. Je veux travailler avec mes amis à mobiliser les énergies et les talents. D’immenses réserves d’intelligence, d’imagination, de créativité, restent encore trop sous-exploitées. C’est pourtant là que nous trouverons de quoi contrer le chômage qui abîme les vies et réduire les inégalités sociales qui menacent la cohésion de la ville. C’est aussi là que nous trouverons de quoi régénérer notre démocratie et l’intérêt des citoyens pour la chose publique.

Quelles sont les matières qui t’attirent particulièrement ?

L’emploi, la fiscalité, la gouvernance et les questions du vivre-ensemble m’attirent particulièrement. Mais ce qui m’intéresse surtout c’est de développer des approches transversales. Les problèmes auxquels les Bruxellois sont confrontés présentent souvent plusieurs dimensions. Ne pas le voir c’est se condamner à une forme de myopie politique. Par exemple, la lutte contre le chômage des jeunes doit s’appuyer sur les leviers de l’école, de la formation professionnelle, de la lutte contre les discriminations à l’embauche, de la fiscalité, de l’apprentissage des langues, et surtout de la création d’emplois de qualité. Autre exemple : le gouvernement allemand concentre, de manière très intelligente, les portefeuilles de l’économie et de l’énergie dans un seul ministère. C’est une manière efficace d’intégrer la transition énergétique dans la stratégie de redéploiement économique. Je regrette que les réflexes conservateurs et les rentes de situation nous empêchent d’envisager de faire ce qui pourtant fonctionne le mieux.

Peux-tu me donner deux propositions du programme bruxellois d’Ecolo qui te tiennent particulièrement à coeur et les expliquer en quelques mots ?

– Le plan Tandem. Le chômage des jeunes est le défi majeur pour Bruxelles ! L’Etat doit entrer dans le jeu pour permettre aux jeunes d’accéder, à la sortie de leurs études, à un premier emploi utile pour la suite de leur parcours professionnel. Nombreux sont ceux qui se retrouvent dans l’impasse du « pas d’expériences donc pas de job <–> pas de job donc pas d’expériences ». Pour lever cet obstacle, le Plan Tandem est une solution concrète, juste et efficace. Le principe ? Partager le temps de travail (et l’expérience) entre les générations en permettant à un travailleur âgé de réduire son temps de travail pour permettre l’entrée et l’accompagnement d’un jeune dans l’entreprise.

– La lutte contre les discriminations. Accéder à un emploi ou un logement quand on porte un nom à consonance étrangère, accéder et réussir à l’université quand on est issu d’un milieu populaire, toucher un salaire équivalent à celui de ses collègues masculins quand on est une femme, quelle ambition plus légitime ? Pour beaucoup, ce sont pourtant des ambitieux déçues. Malheureusement, Bruxelles est aussi la capitale des discriminations. Pour mieux lutter contre fléau il faut renforcer l’efficacité du recensement, du traitement et du suivi des plaintes pour rompre avec le sentiment d’impunité en matière de traitements discriminatoires. Concrètement, à Bruxelles, un magistrat devrait être exclusivement chargé du traitement des plaintes de discriminations.

Une question vache… Si tu es élu le 25 mai, poursuivras-tu ton mandat de conseiller communal ?

Bonne question ! 😉 Je me la suis posé également. Et, honnêtement, je suis partagé quant à la réponse à apporter. En vérité, j’essaie de ne plus trop me la poser pour l’instant. J’ai le sentiment que le plus raisonnable c’est de dénouer cette question après les élections, après concertations (de toi notamment), pour m’épargner de me poser aujourd’hui des questions qui ne se poseront peut-être pas le soir du 25 mai… Ce serait déjà m’y voir, ce qui est loin d’être le cas.

Un espoir pour l’après 25 mai ?

L’espoir qu’on retrouve dans le paysage politique des nouveaux visages porteurs de nouvelles solutions. Des personnalités qui prennent leurs responsabilités, proposent, agissent et se refusent de rester au balcon. Des personnalités qui « vont à l’idéal » sans nier le réel et sa complexité, qui élèvent le débat et qui ne cèdent pas à la tentation de la démagogie. Notre démocratie est fatiguée. Nous avons besoin d’un nouveau contrat social qui lie des mandataires compétents et intègres à des citoyens attentifs qui assurent un service après-vote parce que la démocratie ça ne peut pas être juste un rendez-vous tous les 5 ans. Mon espoir c’est que nous profitions de ces quatre années sans élections pour donner rénover nos institutions et donner un nouveau souffle à notre démocratie qui a bien besoin.

Un message à faire passer via ce blog ?

Les candidats bruxellois Ecolo méritent d’être connus. J’invite donc à visiter cette page qui reprend l’ensemble des candidats sur les listes Région, Chambre et Europe. http://ecolobxl.be/candidats/

Merci beaucoup Mohssin pour tes réponses et tout ce que tu m’/nous apportes. Je veux vraiment te voir élu le 25 mai au soir !

Cette semaine, j’ai eu l’occasion d’assister à une rencontre avec Mohssin, organisée par une de ses amies, Nawal, chez Azira. Mohssin est captivant et surtout, il mène une campagne positive ! Il vous écoute, vous parle de projets, de propositions, de valeurs, etc. Rencontrez-le ! C’est celui qui, dans cette campagne, peut vous redonner le goût de la politique.

Retrouvez tout l’actualité de Mohssin El Ghabri, 13e effectif sur la liste Région à Bruxelles, sur Facebook.

Je vous invite également à consulter le programme Ecolo et à visiter le site de campagne d’Ecolo-Bruxelles (priorités, candidat-e-s…).

Retrouvez les autres coups de coeur :

Zakia Khattabi, tête de liste à la Chambre.
Audrey Lhoest, 16e effective à la Région.