Aujourd’hui, deux organisations étudiantes (l’Union Syndicale Etudiante, USE, et le Cercle Féministe de l’ULB) se sont exprimées quant à la participation de représentant·e·s de Charlie Hebdo lors d’un événement prévu à l’ULB, à l’initiative du Centre d’Action Laïque et de l’ULB. Sur les réseaux sociaux, j’ai pris position en soutien aux deux organisations étudiantes.

J’ai reprécisé que « je n’ai jamais été Charlie et je ne le suis toujours pas ». Pourquoi ? Parce que je considère que ce média diffuse, depuis des années, des propos et clichés sexistes, homophobes, transphobes, islamophobes, etc. Tout ce contre quoi je milite.

Suite à cela, telle la tempête Ciara de ce début de semaine, une tornade s’est abattue sur les réseaux sociaux me citant erronément et diffusant de fausses informations concernant les organisations étudiantes et leur communiqué.

Le communiqué des organisations (certes pas torché à 100% à mon goût mais je n’en suis ni l’auteur ni membre d’une de ces organisations et je n’ai pas envie de me la jouer « vieux donneur de leçon ») est clair sur un point qui revient souvent dans les échanges qui me citent. NON, le communiqué n’interdit pas la venue de Charlie Hebdo. Les organisations s’en indignent. Elles n’ont d’ailleurs pas le pouvoir d’interdire cette venue. Elles ont par contre le droit de s’offusquer de l’invitation. A moins que la « liberté d’expression » ne soit pas accordée à tout le monde ?

Je n’ai personnellement pas non plus demandé l’interdiction de quoi que ce soit, contrairement à ce qui se lit sur Twitter.

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« Drôle » aussi a été de constater qu’un nombre important de personnes me reprochant de bafouer la liberté d’expression ont contacté mon parti politique pour me faire taire. So cute.

Pas Charlie, complice de Kouachi ?

Les mensonges et attaques précédentes ne m’ont pas atteint. Après des années d’utilisation intensive des réseaux sociaux, on se forge une certaine carapace. Par contre, il y en a une qui me heurte profondément. En étant pas Charlie, je serai le complice des assassins du 7 janvier 2015. Cette attaque-là ne passe pas. On peut ne pas cautionner Charlie Hebdo et estimer que ce média outrepasse largement le cadre de la « liberté d’expression – comme c’est mon cas. Mais jamais je ne cautionnerai qu’on tue pour ces raisons. Je l’ai dit en 2015, je le redis en 2020. Autant je ne suis pas Charlie, autant je condamne l’attaque du 7 janvier 2015.

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