sandrineQuel plaisir pour moi que de pouvoir vous présenter Sandrine Couturier, 10e sur la liste Ecolo à la Région bruxelloise. Des liens forts se sont tissés entre nous depuis quelques années. Des liens solides, que même nos différences de point de vue (oui nous en avons parfois) n’entament pas mais renforcent.

C’est lors de mon passage dans le groupe moteur de la locale Ecolo d’Ixelles que j’ai fait la connaissance de Sandrine. C’était vers 2007 je pense. Elle était alors employée à la Régionale bruxelloise du parti. Et je représentais la locale d’Ixelles au sein de la coordination des locales. On s’est très vite bien entendu, comme avec Sarah Turine, secrétaire régionale.

En 2009, alors qu’il fallait une nouvelle équipe au secrétariat régional, Sandrine m’a appelé, un jour en fin de journée. Elle m’a dit que Sarah et elle voulaient me voir rapidement, car elles souhaitaient me proposer de faire équipe avec elles. J’ai cru à une blague. Le soir, nous nous sommes retrouvés tous les trois autour d’un spaghetti au Metteko, j’étais toujours persuadé qu’elles plaisantaient. Mais il n’en était rien et quelques semaines plus tard, l’assemblée générale nous élisait secrétaires régionaux. Sarah dans le rôle de secrétaire politique, Sandrine dans celui de permanente, et moi dans celui de bénévole.

Sarah et Sandrine m’ont appris beaucoup de choses, sur la politique bruxelloise, sur le fonctionnement du parti. Elles m’ont ouvert des portes en interne, fait rencontrer pas mal de gens. Jusqu’en janvier 2013, nous avons partagé des moments difficiles parfois, mais surtout de bons moments. Politiquement, amicalement, et aussi avec l’équipe de la régionale.

Aujourd’hui, je ressens chez Sandrine – qui a un passé important dans l’ombre au sein du parti – une envie de franchir le pas : celui d’être élue, de devenir députée bruxelloise.

Sandrine, c’est la première fois que je ressens chez toi l’envie d’être élue au parlement bruxellois. La 10e place, c’est un beau combat. Je me trompe ?

Effectivement, c’est un beau combat. Et surtout une belle marque de confiance des militants qui me l’ont confiée. Je l’ai prise comme un encouragement et un espoir.
J’avais annoncé mon envie de contribuer à la construction de notre projet par un engagement et un travail tournés vers la société. Si je sollicite un mandat de parlementaire, c’est pour pouvoir me saisir de dossiers politiques, les travailler en profondeur et imaginer des solutions au regard des enjeux et problèmes qu’ils posent. Ce travail, je veux le mener en collaboration avec la société civile et les acteurs régionaux en les écoutant et en appréciant nos analyses et propositions au travers du prisme de leur réalité.

Le projet que je défends est celui d’une ville qui contribue à réduire les inégalités et à améliorer la qualité de notre environnement. Le défi est de taille et il ne suffira pas d’un claquement de doigts pour le relever mais je ne crois pas à la fatalité.

Quelles sont les matières qui t’attirent particulièrement ? Ton investissement au sein de l’Arau me laisse penser que tu as un faible pour l’aménagement du territoire… Mais sans doute, pas que ça ?

Les thématiques qui me font bouger sont, comme tu le dis, en lien avec mon engagement à l’Arau (Atelier de Recherche et d’Action Urbaines), à savoir l’aménagement du territoire, la mobilité, le logement. Ce qui m’intéresse, c’est de déceler si l’organisation spatiale des activités se fait au bénéfice de la justice sociale ou pas.

A titre plus personnel et de par mon expérience de vie, je suis aussi sensible à la question de l’égalité entre les femmes et les hommes, du bruit en ville et du chômage. Trois années de chômage en début de carrière, cela marque indéniablement le regard que l’on porte sur la société. Pour ce qui concerne le bruit, je n’ai pas d’expertise particulière mais je suis sensible à cette question car elle est un facteur déterminant de la cohabitation en ville.

Le tourisme m’intéresse beaucoup ! C’est un enjeu qui peut paraitre anecdotique face aux problèmes de justice sociale et de pauvreté, c’est pourtant une thématique qui va en impliquer bien d’autres : l’emploi (actuellement sur Bruxelles, le tourisme représente 35.000 emplois non délocalisables et accessibles notamment à un public peu qualifié), l’alimentation, la culture, la cohésion sociale, la mobilité, l’aménagement du territoire. C’est une thématique qui permet de travailler de manière transversale sur des défis importants auxquels Bruxelles est confrontée. Avec la 6eme réforme de l’Etat, le tourisme va être régionalisé, ce sera donc un enjeu de la prochaine législature.

Ton emploi actuel et passé (pour le groupe à la Chambre) t’ont permis de maîtriser le fonctionnement du parti, celui des différents parlements et surtout la politique bruxelloise. Penses-tu que ceci pourra être un atout ?

J’en suis certaine !
Mon investissement à la Régionale Ecolo de Bruxelles, depuis 2007, m’a permis d’expérimenter une facette très intéressante du travail politique. La coordination, la cohérence des différents niveaux de pouvoir m’ont donné une vue transversale de la politique bruxelloise.

Comme assistante parlementaire, j’ai travaillé au Parlement bruxellois, à la Chambre et au Sénat, tant dans l’opposition qu’en majorité. Je pense pouvoir dire que je connais les institutions belges et leur fonctionnement.

En même temps, malgré cette connaissance et cette expérience, je sais que devenir parlementaire m’engagera dans une voie tout à fait nouvelle. Je l’envisage comme un nouveau défi à relever et pour lequel je m’investirai, comme je l’ai toujours fait, avec énergie et conviction.

Peux-tu me donner deux propositions du programme Ecolo pour Bruxelles qui te tiennent particulièrement à cœur et les expliquer en quelques mots ?

C’est évidemment un exercice difficile car il y a des tas de proposition que je trouve formidables !

Dans le chapitre « Redynamiser les quartiers pour renforcer la cohésion sociale », j’aime particulièrement la proposition qui concerne le traitement des frontières physiques urbaines (canal, boulevards, chemin de fer,…), administratives (limites communales) et d’autres plus psychologiques. Bruxelles est une ville qui se concentre sur un territoire relativement restreint avec un bâti à taille humaine et pourtant certains quartiers sont véritablement enclavés. Prenons l’exemple du canal : alors que dans la majorité des villes européennes, le point d’eau est un lieu de convergences et de rencontres, à Bruxelles il est une véritable frontière dans la ville qui se franchit difficilement tant dans un sens que dans l’autre. Il faut orienter les contrats de quartiers durables et autres politiques de rénovation urbaine sur le traitement de ces frontières afin d’encourager les habitants à sortir de leur lieu de vie et à circuler dans la ville.

La problématique du logement est criante à Bruxelles et les pouvoir publics doivent continuer à investir dans la construction de logements sociaux. Cependant, on sait qu’il s’agit d’un processus lent qui peut dépasser les 5 ans entre le moment de la décision budgétaire et l’entrée des premiers locataires dans le logement. Dès lors, il faut soutenir et développer des alternatives permettant d’augmenter l’offre de logement. Dans ce cadre, le système des Agences Immobilières Sociales (prise en gestion de logements privés mis en location aux conditions du logement social) est très intéressant. Aujourd’hui, ce secteur représente 6% du marché locatif public, il peut donc être développé. Pour ce faire Ecolo propose des aides financières et des encouragements fiscaux pour encourager les propriétaires à rénover leur bien ou à produire de nouveaux logements qui sont ensuite gérés par l’AIS.

Un espoir pour l’après 25 mai ?

A titre personnel, retrouver un peu de temps pour moi et ma famille !
Professionnellement, j’espère continuer à contribuer à ce projet ambitieux et enthousiaste qu’est l’écologie politique.
Collectivement, j’espère que les résultats électoraux d’Ecolo (et Groen) lui permettront de peser fortement sur les décisions politiques dans l’avenir. Grâce à Ecolo, nos sociétés évoluent.

Un message à faire passer via ce blog ?

Plus que jamais au cours de cette campagne, j’ai pu constater le désintérêt de la population à l’égard des politiques. Cela s’explique bien sûr et cela peut même se comprendre. En même temps, j’ai aussi rencontré beaucoup de personnes qui après avoir dit que la politique ne les intéressait pas étaient contentes de débattre avec nous de leurs idées et de les confronter à nos propositions.

Dès lors, j’ai envie de faire passer le message suivant : « ne rejetez pas les candidats et les politiques mais soyez exigeants avec eux. Ne vous satisfaites pas des slogans de campagne, allez voir les programmes et interpellez les candidats pour comprendre et évaluer les propositions qu’ils formulent. Faites un choix, dimanche, en lien avec vos préoccupations et la société que vous voulez demain. Et je ne doute pas que l’avenir sera vert 🙂

Merci beaucoup Sandrine ! Je croise les doigts pour toi !

Comme moi, vous pouvez suivre les actualités de Sandrine Couturier, 10e effective sur la liste Région à Bruxelles, sur le site de la Régionale ou en lui adressant un mail : sandrine.couturier@ecolo.be.

Je vous invite également à consulter le programme Ecolo et à visiter le site de campagne d’Ecolo-Bruxelles (priorités, candidat-e-s…).

Retrouvez les autres coups de coeur :

– Zakia Khattabi, tête de liste à la Chambre.
– Audrey Lhoest, 16e effective à la Région.
– Mohssin El Ghabri, 13e effectif à la Région.
– Michaël Maira, 4e effectif à la Chambre.
– Benoit Hellings, 2e effectif à la Chambre.
– Catherine Morenville, 14e effective à la Région.
– Martine Cornil, 9e suppléante à la Région.
– Caroline Saal, 2e suppléante à l’Europe.
– Mustapha Chairi, 5e suppléant à la Chambre.
Hajib El Hajjaji, 2e suppléant à l’Europe.

Publicités

"

  1. […] Chairi, 5e suppléant à la Chambre. – Hajib El Hajjaji, 2e suppléant à l’Europe. – Sandrine Couturier, 10e à la […]

  2. […] Chairi, 5e suppléant à la Chambre. – Hajib El Hajjaji, 2e suppléant à l’Europe. – Sandrine Couturier, 10e à la Région. – Charles Lejeune, 11e à la […]

  3. […] Chairi, 5e suppléant à la Chambre. – Hajib El Hajjaji, 2e suppléant à l’Europe. – Sandrine Couturier, 10e à la Région. – Charles Lejeune, 11e à la Région. – Xavier Wyns, 15e à la […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s