charleslejeuneAvant de poser quelques questions à la personne que je souhaite vous faire découvrir, je vous propose de lire ce qu’Alexis De Boe, secrétaire politique d’Ecolo Watermael-Boitsfort, dit de lui. Aujourd’hui, nous partons à la découverte de Charles Lejeune, 11e sur la liste Ecolo à la Région de Bruxelles-Capitale.

« Depuis 35 ans, le parcours professionnel et l’engagement associatif de Charles dans les domaines de l’action sociale, de la santé, de l’aide à la jeunesse et de l’insertion socio-professionnelle le confrontent quotidiennement au développement de la précarité et de la dualisation sociale à Bruxelles.

Son engagement politique sur la liste Ecolo pour ces élections régionales est un prolongement naturel de ses engagements passés et présents. Ses nombreux contacts avec les responsables politiques lui ont fait prendre conscience des contraintes, notamment budgétaires, mais ils ont aussi renforcé sa conviction que la politique permet toujours des choix et que des politiques concrètes en faveur de tous sont conciliables avec une attention particulière aux personnes les moins favorisées.

Ceux qui ont l’occasion et le plaisir de refaire le monde (qui en a bien besoin) avec Charles autour d’un verre savent combien c’est enrichissant et enthousiasmant; parce que parler de politique, au sens le plus noble du terme, c’est déjà un moyen de se l’approprier.
En soutenant sa candidature, vous pouvez faire en sorte que cet observateur averti du monde politique puisse en devenir un acteur engagé et volontariste! » par Alexis De Boe, Secrétaire politique d’ECOLO Watermael-Boitsfort.

Charles et moi ne nous connaissons pas bien, nous nous découvrons. Et ma foi, j’apprécie beaucoup cela !

Charles, tu as un passé et un présent de personne très active et engagée. Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de faire de la politique ? Pourquoi avoir choisi Ecolo ?

L’horizon du travail social concerne toujours la politique. Je milite depuis longtemps dans l’associatif. Sur des causes diverses qui vont de la réduction des risques à la lutte contre les inégalités sociales en passant, plus récemment, par la résistance aux mesures qui frappent les chômeurs. J’ai vécu le passage de la fin de l’état Providence au passage à l’Etat social actif qui, souvent, reporte sur l’individu la responsabilité de « faire sa place » dans une jungle économique et sociale. Le contexte politique général a progressivement glissé vers la droite au cours des 20 dernières années : Le jeu de la mise en concurrence entre tous, pays, entreprises et individus, et de la marchandisation tous azimuts, promu par les logiques néo-libérales qui pilotent les cénacles européens, renforce les forts, et fragilise les moins privilégiés. Mon arrivée à Ecolo s’est faite progressivement. Ce qui me plaît dans ce mouvement politique ? Principalement trois choses : 1. La volonté de transformer le rapport de l’homme au monde, en conciliant des objectifs de lutte contre les inégalités et de transition écologique. Cette société qui produit burnout chez ceux qui bossent et exclusion de celles et ceux et ceux qui n’ont pas accès à un emploi de qualité va dans le mur : la perte de sens s’ajoute aux inégalités de toutes sortes et aux désastres environnementaux. Le projet porté par l’Ecologie politique propose un horizon qui tente de répondre pas à pas aux défis de l’époque. 2. Ecolo fait de la politique « autrement ». Pas seulement dans les mots mais dans les faits. Je suis très attentif aux avancées en matière de cumul des mandats, de respect de la parité homme-femme et de démocratie interne. 3. Ecolo est à la recherche d’un équilibre nouveau entre l’action publique et l’initiative citoyenne. Avec notre parti, les réponses politiques se co-construisent avec le terrain : c’est également une manière singulièrement créative de redessiner le rôle de l’état, de penser la construction des réponses aux défis d’aujourd’hui en s’inspirant de ce que les acteurs de terrain mettent en place au jour le jour sur des thématiques aussi variées que l’alimentation, la mobilité et le logement par exemple. L’idée n’est pas de prôner moins d’Etat, mais un rapport plus émancipateur et plus responsable entre ETAT et citoyens.

Alexis l’a écrit, l’action sociale, la santé, l’aide à la jeunesse encore l’insertion socio-professionnelle sont des thématiques qui te sont chères. Si tu es élu le 25 mai prochain, est-ce que ces dossiers auront aussi ta préférence ? (ça sent que j’espère un oui ?;)

En région bruxelloise, la question de l’accès à l’emploi des jeunes est centrale. Certains quartiers populaires voient plus de 50 % de leurs jeunes sans job et sans perspectives.C’est un aller simple vers la délinquance et les problémes de santé mentale. Cela me désole mais cela me motive aussi, si je suis élu, à mettre le paquet sur cet objectif. Cela passe à la fois par la lutte renforcée contre les discriminations, le développement des alliances emploi-environnement dans différentes filières d’emplois durables et locaux, la mise en place du contrat jeune, une mesure phare du programme d’ECOLO. Rêvons un peu : le coût des intérêts notionnels est de 20 milliards d’euros par an, sans retombée réelle sur l’emploi : supprimons- les et, avec cet argent offert essentiellement non pas aux entreprises mais aux actionnaires, réhabilitons des politiques keynésiennes dignes de ce nom. Une décison volontariste de ce type aurait deux effets : créer des dizaines de milliers d’emploi et légitimer l’action publique qui en a bien besoin. Ce serait, entre parenthèses, une manière de ne pas laisser à la gauche de la gauche le monopole des approches volontaristes en la matière. Et ces investissements publics devraint être promus dans l’esprit des alliances emploi environnement que j’évoque plus haut et qu’ECOLO a mis en place : une logique de dialogue systématique entre tous les acteurs concernés par la mise en place des nouvelles filières économiques, partenaires sociaux, secteurs de la fomation, entreprises, enseignement, milieux associatifs concernés.Une forme de nouvau contrat social à la mesure des enjeux actuels de l’emploi et de l’évolution démographique.

Si tu devais retenir deux priorités du programme d’Ecolo pour Bruxelles qui te tiennent à coeur, pour ces élections, quelles seraient-elles ? Peux-tu développer en quelques mots ?

En matière de logement, différentes mesures mises en place par Christos Doulkeridis doivent être développées et renforcées : remettre sur le marché les logements vides est enfin devenu, grâce à nous, une réelle priorité. J’apprécie aussi qu’Ecolo se batte pour favoriser l’accès à chacun à la propriété privée. Le logement social doit bien entendu être rénové et renforcé. Ecolo prévoit 20 % de logements sociaux par entité communale -on en est loin – mais nous mettons également l’accent sur la rénovation de l’existant : 90 % du parc locatif actuel est inscrit dans un plan de rénovation : l’effort a été gigantesque en 5 ans. Et si tous les fruits sont loin d’être récoltés il faut garder le cap et renforcer ces approches multiples et complémentaires chères à Ecolo !

Un espoir pour l’après 25 mai ?

Participer à une majorité progressiste à la Région avec un parti ECOLO renforcé. Et continuer à y travailler avec ma co-listière Sandrine Couturier, 10ème sur la liste régionale !

Un message à faire passer via ce blog ?

Je comprends toutes celles et ceux qui, déçus par la lenteur de nos avancées, sont tentés par un vote sanction. Je leur dis ceci : les militants d’ECOLO ont entendu ce message, et ils en perçoivent le sens. Je suis cependant convaincu qu’aujourd’hui ce ne sont pas de nouvelles divisions dont nous avons besoin à gauche mais d’un renforcement de l’écologie politique à tous les niveaux de pouvoir. Ecolo a prouvé, certes de manière perfectible, sa capacité d’agir concrètement pour une transformation progressive et durable. Si les résultats de son action sont insuffisants, ils constituent cependant les premiers jalons d’un projet dont nos sociétés ont plus que jamais besoin !

Merci beaucoup Charles d’avoir accepté ce billet et ces questions ! Je te souhaite le meilleur pour le 25 mai et je m’autorise à nous souhaiter de poursuivre notre découverte mutuelle.

Retrouvez tout l’actualité de Charles Lejeune, 11e effectif à la Région à Bruxelles sur Facebook. :

Je vous invite également à consulter le programme Ecolo et à visiter le site de campagne d’Ecolo-Bruxelles (priorités, candidat-e-s…).

Retrouvez les autres coups de coeur :

– Zakia Khattabi, tête de liste à la Chambre.
– Audrey Lhoest, 16e effective à la Région.
– Mohssin El Ghabri, 13e effectif à la Région.
– Michaël Maira, 4e effectif à la Chambre.
– Benoit Hellings, 2e effectif à la Chambre.
– Catherine Morenville, 14e effective à la Région.
– Martine Cornil, 9e suppléante à la Région.
– Caroline Saal, 2e suppléante à l’Europe.
– Mustapha Chairi, 5e suppléant à la Chambre.
Hajib El Hajjaji, 2e suppléant à l’Europe.
Sandrine Couturier, 10e à la Région.

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