Le monde politique et les médias ont souvent tendance à associer police et sécurité en période électorale. Rares sont les programmes politiques où les deux matières sont séparées, y compris dans mon camp. Pourtant, la police ne constitue qu’une partie des politiques de sécurité.

Tout d’abord, soyons clairs : la sécurité n’est pas un slogan, c’est un droit. Un droit dont doit bénéficier toute citoyenne et tout citoyen. Ce droit doit toucher tant la sécurité physique que la sécurité financière et sociale. En effet, on ne vit pas en sécurité quand on a du mal à nouer les deux bouts au fil des mois, quand on ne parvient plus à se loger, à se chauffer voire même à se nourrir…

L’insécurité touche d’abord les personnes précarisées, fragilisées. Elle touche d’abord les femmes, les personnes âgées, les jeunes en difficulté.

Je vous propose d’aborder ici les propositions d’Ecolo-Groen Ixelles, que vous pouvez lire sur ixelles2012.be, en matière de sécurité et de police.

Assurer la sécurité tant subjective qu’objective

Se sentir en sécurité et être en sécurité, cela touche de nombreux domaines. La qualité de l’espace public a un impact important tant sur le sentiment de sécurité que sur la sécurité réelle. Ainsi, une commune propre, un éclairage adapté, des trottoirs en bon état, une politique de mobilité qui tient compte de l’ensemble des usagers et qui protège les plus faibles, tout cela participe au sentiment de sécurité mais aussi à la sécurité.

Ixelles est une commune commerçante importante, la deuxième de la Région bruxelloise. Les commerçants doivent pouvoir exercer en toute sécurité. Il importe de faciliter l’accès des commerçants ixellois au système « Télé Police » et de mener avec eux une politique préventive (législation, amélioration de la sécurisation de leurs locaux etc).

Lutter contre les violences faites aux femmes et combattre les violences racistes et homophobes

Les violences conjugales et intrafamiliales sont souvent difficile à déceler, à percevoir. Elles sont les plus cachées et ont des conséquences désastreuses pour de nombreuses femmes, de nombreux enfants ou adolescents, pour de nombreuses familles. Le personne communal doit être mieux formé, tant au niveau des acteurs sociaux qu’au niveau des services de police, afin de déceler ces problèmes. Ces acteurs doivent également travailler en étroite collaboration avec les associations de femmes.

Dans le cadre de la lutte contre toutes les formes de discriminations, il est important de travailler, là aussi, avec les associations LGBT et anti-racistes. La zone de police doit se doter d’une large cellule anti-discrimination pour que chaque victime d’actes de discrimination puisse porter plainte auprès d’un agent spécialement formé. Dans ce cadre, il importe qu’un agent de cette cellule soit présent dans chaque commissariat.

Dans tous les cas, l’accueil dans les commissariats doit être adéquat. Les agents doivent être formés à l’accueil de femmes victimes de violence, de personnes d’origine étrangère et des lesbiennes-gays-bisexuels-transgenres. Personne ne peut avoir l’impression que son récit n’est pas pris au sérieux, personne ne doit se sentir rabaissé ou moqué.

Mettre en place une vraie police de proximité

La police de proximité était une des promesses de la réforme des polices. Elle fait pourtant souvent défaut. Qui connaît, aujourd’hui, son agent de quartier ?

La police de proximité passe par une présence sur le terrain. Beaucoup de gens disent qu’on manque de policiers, qu’on ne les voit pas sur le terrain. Je voudrais nuancer ces propos : il y a des policiers sur le terrain mais très souvent, nous les voyons dans leurs voitures, à une allure assez rapide, sirènes hurlantes ou non. Il faut favoriser les patrouilles à pied et à vélo dans les quartiers. Cela permet de renforcer le lien avec la population et de détecter les délits que les policiers ne peuvent voir en voiture. Le lien avec les habitantes et les habitants, avec les commerçants, les associations de quartier est essentiel. Pour ce qui est du nombre de policiers, il « suffirait » de décharger ceux-ci des tâches administratives devenues trop importantes pour qu’ils soient sur le terrain.

Chaque quartier doit disposer d’une antenne de police et les heures d’ouverture doivent être élargies, au service de l’ensemble de la population.

Les policiers de proximité doivent connaître les quartiers. Il faut les impliquer dans la vie de la commune : participation aux fêtes de quartier, journées « portes ouvertes » des antennes, etc. De même qu’il faut encourager le recrutement de Bruxellois en organisant, via les outils communaux en matière d’emploi, l’information et la formation préparatoire aux examens.

La police, enjeu de démocratie participative locale

Les informations concernant la politique policière menée par la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles sont extrêmement difficiles à trouver voire introuvables. De même que les débats au sein du Conseil de police ne répondent souvent pas aux questions posées par les conseillers de police. Les habitants doivent être informés régulièrement de la politique policière via des séances d’information, la diffusion de brochures, etc.

Au même titre que cela se fait pour d’autres matières, Ecolo-Groen Ixelles propose de créer un conseil consultatif qui rassemblerait les autorités politiques, policières, judiciaires et aussi les habitants et les associations.

A l’heure actuelle, le citoyen n’a pas le moyen de s’adresser aux autorités politiques et policières qui gèrent la zone de police. Nous pensons qu’il est plus que temps d’introduire le droit d’interpellation citoyenne au conseil de police. Le citoyen doit pouvoir interpeller directement le conseil de police, les élus et les dirigeants de la zone donc. Le contrôle démocratique de la zone de police est un combat qui me tient particulièrement à coeur. Je suis convaincu que c’est non seulement bon pour la démocratie mais que cela peut améliorer le fonctionnement de la zone de police.

C’est d’ailleurs la priorité que j’ai défendue en vidéo avec le soutien de Christos Doulkeridis, 43e sur la liste et Secrétaire d’Etat au Logement et Ministre-Président de la CoCof.

 

 

 

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