Il y a quelques jours, une agression homophobe violente s’est déroulée en plein coeur de Bruxelles. Ce n’est pas le premier acte homophobe  – qu’il soit verbal ou physique – qui se déroule dans le centre de la capitale belge, lieu très fréquenté par les LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels). Pourtant cette dernière agression a eu un écho particulier au sein des médias, du monde politique et surtout de la « communauté » LGBT. Sans doute la goutte qui a fait déborder un vase déjà bien rempli…

Des gays ont décidé d’organiser un kiss-in contre les violences homophobes (vidéo) ce dimanche 26 juin 2011 sur la Grand-Place de Bruxelles. Une réponse faite d’amour et d’amitié face à la haine, aux discriminations. Sur place, je ne m’attendais pas à voir autant de personnes présentes (lendemain de pride à Anvers et Paris, temps estival…). Agréable surprise donc. Je ne m’attendais pas non plus à un tel engouement médiatique. Une fois de plus, une mobilisation lancée via les réseaux sociaux qui a fonctionné…

Certaines femmes et certains hommes politiques ont réagi concernant les agressions homophobes tout au long de la semaine. Certains n’hésitant pas à faire des amalgames plus que dangereux.

Sur les réseaux sociaux et sur certains forums de presse et autres, certains gays ont également tenu des propos haineux envers les « jeunes musulmans », les « jeunes immigrés » ou encore les « jeunes venus d’Europe de l’Est ».

Je ne nie pas que certains problèmes existent. Je refuse cependant de généraliser ou de montrer du doigt sans rien proposer de plus que des insultes.

On ne répond pas à la haine par la haine !

Si notre pays s’est doté d’un arsenal législatif incluant vis-à-vis des LGBT, un changement de mentalités doit encore se faire chez beaucoup de nos concitoyen-ne-s. C’est sans doute le défi le plus important des mois et années à venir, sans doute le plus difficile également.

Pour ma part, je suis convaincu que c’est par l’éducation qu’on pourra y arriver. Aussi faut-il, non plus proposer mais imposer des cours d’éducation affective et sexuelle incluant tous les modes de vie dans tous les réseaux scolaires secondaires et dans tous les types d’enseignement (général, technique et professionnel).

De même qu’il est important que  le monde associatif LGBT (avec l’aide des pouvoirs publics) aille à la rencontre des acteurs de terrain : les équipes d’éducateurs de rue, les maisons de quartiers, les associations locales, etc. C’est le travail que mène l’association Merhaba, par exemple, et on voit tout à coup que c’est possible.

L’histoire, passée et récente (voire quotidienne), démontre que la haine n’est jamais une solution. Je suis d’avis que le dialogue et l’éducation sont la voie à suivre pour faire de cette capitale et de ce pays une terre où chacune et chacun puisse se sentir accueilli-e, en sécurité et vivre sa vie telle qu’elle/il est.

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Une réponse "

  1. Alberto dit :

    100% d’accord avec toi. C’est pourquoi je ne suis pas allé. L’idée est très bonne, mais quelques commentaires (parfois de la part de ceux qui ont organisé l’action) m’ont enervé. La violence et la haine n’ont pas une origine ethnique ou raciale.

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