Partie intégrante de l’art urbain, les graffiti ont souvent mauvaise réputation dans nos villes. En effet, nous sommes nombreux a l’avoir eu mauvaise un beau matin à la découverte de notre façade revue (sans notre consentement). Dans ce cas précis, il s’agit d’ailleurs rarement de graffiti à proprement parlé mais plutôt de tags, des « signatures ».

Comme pour toute forme d’art, on peut aimer ou détester. Mais force est de constater que la tolérance générale envers cet art urbain est moins forte que pour des sculptures que vous auriez aussi parfois envie de voir disparaître. Je me trompe ?

Lorsqu’une ville décide de rénover un espace public, une place, un quartier, un parc, etc, beaucoup de gens (et les autorités les premières) « espèrent que l’on va respecter l’endroit et pas venir tagger les bancs, les murs, les statues, etc ». On peut comprendre. Mais dès lors, pourquoi ces mêmes décideurs ne proposent pas d’emblée d’endroits où les artistes pourraient venir exercer et exposer leur art ?

Ma proposition est très simple et est certainement moins coûteuse que tous les coûts des nettoyages de graffiti. Les pouvoirs publics devraient installer des « murs d’expression » sur les places publiques, dans les parcs, des panneaux sur lesquels les artistes viendraient offrir à nos yeux leurs oeuvres. Bien entendu, les graffiti devraient être cadrés : pas de message haineux, pas d’atteinte aux moeurs, etc. Comme le suggérait un internaute lors d’une discussion sur le sujet sur un réseau social, on pourrait même imaginer que les oeuvres soient là temporairement, et que les panneaux soient nettoyés après quelques semaines. Laissant la place à d’autres artistes, d’autres oeuvres.

J’aime beaucoup cette idée de « temporaire » qui donnerait à nos places et nos parcs l’impression qu’elles changent et évoluent de façon constante.

On pourrait également inciter les services de la jeunesse des différentes municipalités à organiser des stages théoriques (d’où ça vient, etc) et pratiques sur cet art urbain. On pourrait également inviter les jeunes des différents quartiers  à exprimer ce qu’ils ressentent. De même que les « pro » pourraient aider et soutenir les « amateurs ».

Je suis persuadé que de tels espaces diminuerait la présence de tags non souhaités sur les façades et autres sculptures. De même que cela offrirait à nos quartiers d’autres atmosphères.

Photo : Graffiti, John Smith

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